mardi 9 décembre 2014

Une société au capital de 1000 euros pour gérer la ZAC Centre-Ville.

Extrait de Vivre à Draveil, janvier 2014.

Dans le dernier article sur la ZAC Centre-Ville, je vous montrais  dans une tentative de synthèse  les éléments les plus troublants de ce dossier. Notamment, j'évoquais cet épisode où les élus du conseil municipal (Mme Sorolla et M.Gruber) tentaient d'obtenir des renseignements sur la situation financière du dossier, avec cette réponse: "on vous répondra mais..la prochaine fois". Pour "plus de transparence", il fallait attendre que les actifs soient transférées dans une société dédiée, la SADC: Société d'Aménagement de Draveil Centre.

Rappelons l'ampleur du projet: entre 3.5 et 4 millions d'euros.
Rappelons les missions de l'aménageur: TOUT faire, de A à Z, en collaboration avec des partenaires divers et variés (promoteurs, bailleurs sociaux, prêteurs...) et se rémunérer tout à la fin en commercialisant les logements.

La SADC ? Une société au capital social de 1000 euros, et je crois qu'il est temps d'apprendre à ceux qui l'ignorent ce qu'est ce "capital social". C'est chouette, je n'ai pas à me fatiguer, j'ai trouvé une excellente définition:


ça aussi, c'est très bien :

Récapitulons: nous avons, dès la signature du contrat en 2010, une société, INFRACONSEIL, qui n'a pas le moindre sou pour réaliser le projet. J'insiste sur "dès la signature du contrat" pour vous montrer que la mairie de Draveil ne pouvait pas ignorer cette situation.

Quelques temps plus tard, elle isole le projet dans une société, la SADC qui pour mener à bien une concession d'aménagement de 4 millions d'euros, présente le capital social d'une baraque à frites.

Tout cela ....n'a pas attiré l'attention de la mairie. Etonnant, non ?

lundi 8 décembre 2014

La sage de l'agglo, épisode je n'sais plus combien: "Pierre qui mousse n'amasse pas roule"".

Oui, je fais des efforts de titan pour trouver des titres très très intelligents.

L'ESSENTIEL DE L'ARTICLE.

Pour nous permettre d'échapper au projet concocté par l'Etat: une réunion avec la CALPE, territoire cohérent qui n'a pas du tout envie de nous voir et avec la CAVY (Yerres..) qui veut nous faire payer sa dette, le maire de Draveil a concocté une alternative maison :"une grande agglomération autour de la forêt de Sénart".

          
C'est vendeur: idée de rondeur, d'entourage. Une agglomération ronde, c'est tellement plus rassurant qu'une agglomération carrée.
Mais derrière l'argument publicitaire, en quoi consiste ce "grand projet" que Monsieur Tron soumet à notre admiration béate ?  Il s'agit d'abord de s'approcher des villes qui sont au sud de Draveil: Corbeil, le Coudray-Montceaux...Les données économiques de ces villes montrent qu'elles seraient des partenaires acceptables pour la ville de Draveil: endettement maitrisé, taux d'impots communautaires proches de ceux de Draveil (ce qui faciliterait la convergence imposée par la loi), capacité à travailler ensemble sur de  grands projets comme les infrastructures numériques.

Mais avec ces villes, nous n'arrivons pas du tout au seuil minimal de 200 000 habitants fixé par la loi. Pour y arriver, il faut continuer à tourner avec Monsieur Tron, tourner autour de la forêt de Sénart. Nous arrivons sur un autre territoire, le SAN (Syndicat d'agglomération nouvelle) de Sénart, terre d'urbanisation et de développement qui souhaite se développer du côté de Melun et de Fontainebleau et qui se fiche complètement de Draveil et des velléités de Georges Tron.Pour des raisons qui lui sont propres ce territoire est très endetté:320 millions d'euros.A comparer avec les 55 millions de dette du Val d'Yerres que Monsieur le Maire dresse en épouvantail.

Quand on continue l'analyse, on se pose cette question: de quelles ressources économiques pourrait disposer la "grande agglomération autour de la forêt" promue par Monsieur Tron ? Il n'y a pas de bassin d'emploi: les salariés Draveillois travaillent localement, ensuite vers Paris, Evry, le 94. Aucune connection avec Corbeil ou Lieusaint. Peu de zones d'activité économique, ressort essentiel du financement des agglos.
Quand aux possibilités de développement, elles sont très faibles :sans qu'aucun travail sérieux ne vienne appuyer cette bien vague intuition, Monsieur le maire évoque un (encore...) "grand projet" de développement du tourisme dans la forêt de Sénart. Il suffit de quelques heures de travail pour se rendre compte que ce "grand projet" n'est pas viable, pour deux raisons essentielles:

En Ile de France, la fréquentation de la forêt est un tourisme de proximité. Pas de nuitées d'hôtel, peu de restauration. Les enquêtes montrent aussi que ce que les Franciliens aiment dans leurs forêts, c'est le paysage, les ballades, le "ressourcement". Bref, ils viennent en forêt pour sortir du tumulte, pour non-consommer.

La deuxième raison, c'est que même si on voulait "créer de l'offre", ce serait impossible. Le statut de forêt de protection dont bénéficie la forêt de Sénart permet les aménagements de promenade, mais pas plus.

Donc au final, Monsieur Tron nous propose en fait une réunion des mécontents, qui n'ont que ça en commun: être mécontents. Avec une dette conséquente à la clé.En quoi cela pourrait-il constituer un projet intéressant pour Draveil ? On ne voit pas bien, il va donc falloir nous expliquer.
Ce qu'on voit très très bien par contre, c'est la manoeuvre qu'est en train d'opérer Monsieur le Maire: elle devrait le conduire à  reconstruire l'univers doré d'avant la chute, l'époque bénie où il était député, maire, et président d'une agglomération qui prodiguait de très sympathiques indemnités pour un temps de travail très heu...très épuré.
Il faut veiller à ce que le renflouement de Monsieur Tron soit une conséquence annexe de la réorganisation territoriale...et non le moteur principal de sa motivation, lorsqu'il fait des choix de cette importance pour notre ville
Et à ce que la nouvelle entité, quelle qu'elle soit ne se résume pas à une coquille vide, comme cela a été le cas pour Draveil pendant 10 ans. Ce sera le thème du prochain épisode de la saga de l'agglo.

L'article en entier ici:

mercredi 26 novembre 2014

Compte-rendu de la réunion sur la réforme des intercommunalités.Véritables enjeux, véritable effort de la mairie de Draveil et il faut accompagner activement le maire de Draveil dans sa contestation du projet actuel. Mais avec réserve, car l'alternative que nous propose Monsieur Tron, c'est de nous rapprocher de ...Corbeil-Essonnes.Dassault.

L'ESSENTIEL DE L'ARTICLE.

Jeudi 20 novembre au théâtre Donald Cardwell: une salle constituée essentiellement de militants, malgré une bonne promotion de l'évènement par la mairie.
Monsieur le Maire a présenté la situation : depuis 2010, une série de lois contraignantes visant à restreindre le nombre de collectivités avec comme conséquence pour Draveil aujourd'hui, l'insertion dans une agglomération de 300 000 habitants fort peu pertinente: trop petite au regard de ses puissants voisins, dépourvue de cohérence, dépourvue de zones économiques. Des éléments factuels que vous avez pu découvrir dans  cet article de La Revue du Sanglier.

Exposé des conséquences pour la ville de Draveil:

La loi prévoit une convergence des taux, mais attention! Nous ne parlons que des taux communautaires, la part de l'impôt que vous devez à l'intercommunalité. C'est une petite part de l'impôt que vous payez, il n'y aura pas de gros bouleversements.
Pour Draveil, cela se traduira par :
-une baisse de taxe d'habitation (part communautaire, n'oubliez pas, soit à peut près 8% de la TH)
-la création d'une nouvelle taxe sur le foncier bâti
-une baisse de taxe sur le foncier non bâti
-une relative stabilité pour la cotisation des entreprises.

Cette convergence peut être réalisée sur un terme long: 12 ans.

Monsieur le Maire en a fait des tonnes sur le sujet des taux (pas si inquiétant que ça...)  mais a mis aussi l'accent sur  le véritable sujet : la mutualisation de la dette.
L'"apport" du Val d'Yerres -une collectivité très endettée qui n'a pas les moyens d'assumer ses remboursements - conduira à un triplement voire quadruplement de la dette par habitant à Draveil. Une augmentation de dette directement liée à la réorganisation territoriale et contestée à juste titre: nous allons payer (lourdement) la dette générée pour des équipements que nous n'utilisons pas et le poids du remboursement de cette dette pénalisera les investissements futurs de notre collectivité.

A été évoquée la perte de souveraineté: la loi prévoit que l'essentiel des grandes compétences soit confié à la nouvelle super-agglo, ne laissant aux communes que la portion congrue: petite enfance, etc ..
C'est un sujet complexe pour Draveil car Monsieur Tron  s'est souvent montré déficient sur ces "grandes compétences" , tout ce qui se ne conçoit pas à l'échelle du petit budget communal, et il n'est sûr que l4EN soit forcément l'Enfer qu'il nous décrit.
Mais on peut le rejoindre  sur ce point: la réforme transfère à la hussarde de grands blocs de compétences, ce qui est un brin gênant en général au regard du principe de libre administration des collectivités locales, ce qui l'en encore plus quand on voit le territoire dans lequel la ville de Draveil doit s'insérer à l'insu de son plein gré, à l'insu du plein gré de tout le monde..

Pour finir, Monsieur le Maire a expliqué - d'une manière précise et convaincante - que les élus locaux auraient bien peu de chances de faire évoluer les choses: consultations des élus locaux "pour de rire" (merci d'avoir donné votre avis), possibilité de s'opposant en votant mais avec des mécanismes tellement complexes que "ça tue" toute chance d'aboutir .Il envisage aujourd'hui une dernier geste (poser une QPC- Question Prioritaire de Constitutionnalité- qui ne changera rien) et une démarche citoyenne : faire signer une pétition aux Draveillois. 
Cette démarche a du sens et je signerai la pétition si elle est rédigée dans des termes raisonnables. Mais je m'inquiète de l'alternative que nous propose Monsieur Georges Tron: associer la ville de Draveil à Corbeil-Essonnes. Le sujet sera traité en détail dans La Revue du Sanglier, parce que dans cette si peu surprenante proposition, on voit bien l'intérêt de Monsieur Georges Tron, mais on voit moins bien l'intérêt des Draveillois.

Il va donc falloir nous l'expliquer.

Voilà pour l'ESSENTIEL DE L'ARTICLE, déjà fort long car le sujet est d'importance. Si vous voulez "renifler" l'ambiance de cette réunion et connaître un peu mieux les tenants et aboutissants de ce grand dossier , je vous invite à lire l'article complet en cliquant sur "lire la suite". 

mardi 18 novembre 2014

Retour sur ce si troublant dossier: la ZAC Centre-Ville de Draveil.

L'année 2015 sera entre autres consacrée à la ZAC Centre-Ville de Draveil, un dossier fort perturbant qui affiche aujourd'hui un retard de 4 ans. 

En plus de la plainte déposée au tribunal (en instruction depuis 14 mois, c'est long...voir ICI) je vais tenter une nouvelle fois  d'obtenir de Monsieur le Maire les documents qu'il me refuse depuis 2 ans, malgré deux avis favorables de la Commission d'Accès aux Documents Administratifs. Les documents -publics - qui me permettraient de comparer les projets des entreprises qui ont candidaté à ce marché en 2010 et notamment leur situation financière au moment de la signature. 

C'est mon droit de citoyen et d'administré de Draveil, c'est le votre aussi, vous pouvez faire exactement la même chose mais je ne vous le cache pas...ça demande un peu d'opiniâtreté.
En tous cas, les habitués de La Revue du Sanglier connaissent la politique éditoriale de ce blog: le sujet sera traité en mettant très consciencieusement les pieds dans le plat ET en s'inscrivant indéfectiblement dans le champ républicain. 

Avant toute chose, je crois qu'il est nécessaire de vous remettre en mémoire les éléments de ce dossier. Allez, au boulot les enfants: 3 minutes de lecture pour prendre connaissance de l'un des plus gros problèmes de la ville depuis 5 ans.

Début 2010 , la ville de Draveil lance concrètement son projet de "ZAC Centre-Ville" et l'élabore sous la forme d'une concession d'aménagement. Comment cela se passe-t-il ? Une entreprise -le concessionnaire - va prendre en charge l'ensemble du dossier: études, choix des promoteurs, relations avec d'éventuels bailleurs sociaux, jusqu'à l'étape finale: la commercialisation du produit. La société finance tout, avec des partenaires choisis par elle et se rémunère tout à la fin au moment de la commercialisation.

Le rôle de la collectivité se limite alors à une fonction d'arrière-plan mais évidemment essentielle: contrôler la bonne exécution du contrat tout au long de la vie du projet et à la réception.

90 logements, parking souterrain, espaces publics,  l'enveloppe du projet est de l'ordre de 3.5/4 millions d'euros. Etrangement, la ville demande très peu de garanties financières aux candidats et finit par confier ce marché à une société qui ne dispose dans les comptes déposés que de 38 000 euros ( dans les faits, elle est déjà en déficit, -55 000 euros...). En outre, la société  n'a qu'une très faible expérience dans la conduite globale de projets urbains, elle oeuvre plutôt dans l'aménagement de petits lotissements: on viabilise des terrains dans des villages (EDF, adduction d'eau tout ça...)  et on les propose ensuite à la vente. Exemple: Estrées Saint-Denis, dans l'Oise.

Voilà le choix de la mairie de Draveil.

Dès 2009, les comptes de la société se dégradent (ils ne seront plus publiés dès 2010). Elle est scorée  "risque de défaillance estimé à 100%" par les analystes de Pouey International. Ces gens ne sont pas des humoristes.

Mais rien de cela n'éveille l'attention de la mairie de Draveil, ni au moment du choix du concessionnaire, ni pendant la vie du projet. 

L'intérêt de la ville ne se porte pas sur d'autres candidats, dont certains semblent  pourtant avoir une surface financière et une expérience plus conformes aux ambitions du projet. Malgré l'obstruction si perplexifiante de Monsieur Georges, j'en réussi a en  trouver un: le groupe Interconstruction. Tous ces éléments factuels vous sont détaillés dans cet article.

Tout au long des années 2011 et 2012, à la mairie, on fait comme si tout allait bien. Au conseil municipal de juin 2011, Monsieur le Maire annonce aux élus que "le projet avance formidablement bien". Vous savez aujourd'hui qu'il n'en est rien. 
Les élus d'opposition n'arrivent pas à obtenir la moindre information sur le sujet. On leur répondra bien sûr, mais plus tard, "pour plus de transparence".

En 2011, une structure au profil capitalistique étonnant est mise en oeuvre pour "isoler les actifs du dossier": la SADC, Société d'Aménagement de Draveil centre. Cette société  qui doit mener à bien un profit de quelques millions affiche le capital social d'une baraque à frites : 1000 euros. Je vous expliquerai tout ça très bientôt, l'article est déjà écrit mais je souhaite le faire vérifier par un professionnel du secteur.

Bizarrement, ces manoeuvres ne semblent pas susciter l'attention de la mairie: en 2012, on vend  un terrain de 230 000 euros... à une société qui ne publie plus ses comptes depuis deux ans  et qui sera mise en redressement six mois plus tard.

En janvier 2013, c'est la liquidation judiciaire: c'est alors au tribunal de commerce de Pontoise de choisir quelle société va reprendre le contrat. C'est la société PROPHAL : capital social 9 199 794 euros. Je vous invite vivement à consulter cet article, qui vous donne un rapide aperçu des situations financières des diverses sociétés qui ont été amenées à aborder le dossier ZAC Centre-Ville de Draveil. Il ne vous laissera aucun doute: le choix de la société INFRACONSEIL par la mairie de Draveil...soulève des questions.

Sur ce dossier , il faut aussi noter les réserves de l'autorité environnementale de la préfecture. En effet, la procédure de ZAC est assortie de quelques obligations réglementaires comme la consultation publique ou la soumission du dossier à la préfecture pour évaluation. La pref avait alors exprimé de sérieuses réserves: insuffisance de la gestion prévisionnelle des nuisances de chantier (au centre-ville de Draveil où le moindre camion en stationnement bloque la circulation sur des kilomètres!) et aspects architecturaux ("l'enjeu principal du dossier") insuffisamment pris en compte.


Manifestement... il y a quelques petites  questions  à poser du côté de la mairie de Draveil: sur le choix de l'entrepreneur, sur le suivi et le contrôle des opérations...et même sur les aspects très concrets du dossier, comme la prise en compte des nuisances de chantier et le volet paysager et patrimonial. Ce n'est pas rien.

Malheureusement, Monsieur le Maire n'a pas souhaité  répondre à ces fort légitimes questions, ni aux élus d'opposition, ni à moi malgré la démarche légale entreprise. Et les autres "réponses" qui m'ont été apportées sur ce dossier (l'adjointe perdant les pédales et formulant des menaces de mort lorsque j'évoque ses responsabilités ...) ne m'ont apporté aucun éclaircissement. Pour tout dire... sur la forme comme sur le fond, tout cela  ne correspond pas du tout à ce que j'attends de responsables publics dans un tel contexte.

Quel contexte exactement ? A suivre...



samedi 15 novembre 2014

Rififi à l'agglo: quand les villes se font la malle....

Ça vient de sortir.

Dans les derniers épisodes de "la saga de l'agglo" je vous présentais la nouvelle intercommunalité que nous avait concocté le préfet de Région et pointait ses trois faiblesses majeures: un territoire tout rikiki, encadré de 3 grands voisins et notamment au nord le Grand Paris.
L'absence de zones économiques dans le périmètre, à part un peu à Morangis et surtout la zone aéroportuaire de Paray-Vieille-Poste.
Et la très nette volonté des élus des Portes de l'Essonne (Athis Mons, Juvisy etc...) d'aller voir ailleurs, notamment vers Orly et les zones économiques du Nord de l'Essonne.

Mais un autre choix s'offrait aux villes: intégrer la métropole du Grand Paris. Un choix qui n'était pas ouvert à toutes les communes car pour postuler, il fallait être limitrophe du périmètre, c'est-à-dire des départemements de la Petite Couronne. C'est le cas de Paray Vieille Poste, d'Athis Mons et Vigneux-sur-Seine qui viennent en ce vendredi 14 novembre d'exercer leur droit d'option.


Alors que reste-t-il aujourd'hui de ce projet déjà si mal fagoté pour notre ville ? Pas grand-chose...

vendredi 14 novembre 2014

Quelques mots sur le PLU intercommunal.

De la même manière qu'il faut fustiger -sans mollir, par Toutatis! -les manquements de la démocratie locale, il ne faut pas oublier de remercier le maire de Draveil lorsqu'il produit l'effort. Le 20 novembre (20h au théâtre), Monsieur Georges Tron organise une réunion sur un sujet pas très grand public mais très important pour notre commune: la réforme des intercommunalités.

C'est l'occasion de revenir un peu sur le sujet en évoquant le PLU intercommunal. Qu'est-ce donc encore que cet oiseau-là ?

Le PLU, vous savez ce que c'est: c'est le document qui dicte les règles d'utilisation des sols et qui fixe des orientations de développement pour la ville. Depuis 2010, il est possible d'élaborer ce document à l'échelle intercommunale, mais très peu de collectivités font ce choix, ce domaine étant considéré par la majorité des maires de France comme une prérogative extra-locale (pour ne pas dire "personnelle"). 
Jusqu'à présent outil à la disposition des élus, l'adoption du PLU à l'échelle intercommunale est aujourd'hui rendue obligatoire par la loi Alur, une demarche qui doit être initiée avant 2016 avec cette réserve: "sauf si un quart des communes représentant au moins 20% de la population s'y oppose".

Le sujet est important pour notre ville car vous le savez, Draveil fera bientôt partie d'une intercommunalité de 300 000 habitants, ensemble disparate et mal fagoté qui s'étend de Paray-Vieille Poste à Yerres.

jeudi 13 novembre 2014

Et maintenant, sous vos applaudissements :


 



Mais à Draveil, toujours pas de réunions de quartier. Monsieur le Maire fait partie des tout derniers maires de l'Essonne  à s'épargner cet effort pourtant modeste et qui ne coûte rien: organiser, deux à trois fois par an , des réunions ouvertes avec ses administrés.

A Draveil, cette évolution est nécessaire: Monsieur le Maire "échange" avec nous à coups de Grand'Messe où les militants font la claque, de réunions d'appartements où il abuse parfois (souvent...)  de la crédulité des gens. Et par des monologues: les interviews du maire de Draveil, où il "nous livre ses impressions et répond aux questions les plus cruciales que se posent les Draveillois". 
Le mensonge, la manipulation - et parfois l'intimidation et la menace - sont des outils de management considérés comme normaux, allant de soi. Non...peut-être cela est-il "normal" dans le monde de Monsieur Georges Tron, dans les officines politiques où il s'est construit sa culture professionnelle. Mais cela ne l'est pas dans le notre.
"En face", nous avons vu aussi des initiatives très contestables: les tracts anonymes-  souvent inutiles, parfois orduriers -  ne peuvent pas être une réponse aux agissements de la mairie de Draveil. C'est le même logiciel à l'oeuvre.

Toutes ces choses sont improductives et produisent de considérables nuisances. Elles existent parce que les gens qui font de la politique n'aiment pas beaucoup travailler, s'ennuyer sur les dossiers. Il leur faut des estrades, des ennemis à vaincre, des combats à remporter. Monsieur Tron n'échappe pas à cette règle. 

Les réunions de quartier permettraient de créer un espace "sérieux" où élus et administrés pourraient aborder les points concrets et parfois trouver des solutions. Anticiper les problèmes aussi, ou les signaler avant qu'ils ne deviennent trop importants. Ce serait une véritable évolution à Draveil, où l'on laisse trainer ..et ensuite les bonnes vieilles recettes pour rattraper le coup et éviter qu'il y ait une incidence électorale. Je peux vous citer deux exemples - à Champrosay et au domaine de Villiers -où cette "méthode de travail" a généré des situations dangereuses pour des enfants. Des situations qui auraient pu être évitées.

A Champrosay, l'hôpital sera désaffecté en 2016 et les programmes immobiliers vont réapparaître. Il y a aura certainement des gens pour réagir vivement, et si les choses se passent "comme d'habitude à Draveil", je serai à leur côté car j'observe depuis 5 ans la manière dont la mairie aborde les dossiers d'urbanisme de la ville et je n'ai qu'un mot à dire: inacceptable.
Mais à côté de ces éventuels conflits, je souhaite avoir un échange avec les élus de la ville pour parler à peu près calmement, en tout cas dans une démarche constructive des sujets concrets. Signaler les problèmes, chercher des améliorations. Un échange ouvert et public: pas de rencontres en petit comité dans le bureau cosy de Monsieur Georges Tron, j'ai déjà donné. Ces petites réunions sympatoches n'ont aucun intérêt parce que Monsieur le Maire est dans un état d'esprit qui n'apporte aucune valeur ajoutée: le type en face de moi, je vais l'enfumer avec le sourire, si ça ne marche pas ce n'est pas trop grave, nous sommes seuls, il n'y aura pas de "contamination publique". 

Pour que le dialogue produise des résultats, pour que l'ensemble des interlocuteurs -élus comme riverains - fassent les efforts nécessaires, il faut que l''échange soit public.

Cette culture du dialogue ne se crée pas en un jour et surtout, elle ne peut pas être mise en oeuvre dans l'urgence de l'évenement. C'est ce qui était prévu à Champrosay: nous confier aux bons soins des communicants du Crédit Agricole Immobilier, avec de temps en temps, Monsieur le Maire et quelques papillonnantes "responsables des grands projets de la ville" intervenant pour séduire ou bomber le torse.

Il existe une manière de travailler plus démocratique, plus respectueuse des administrés, et sans doute: plus efficace. Monsieur le Maire, quand vous aurez fini vos meetings avec "la droite forte" (la "droite dure" plutôt..pas très différents du FN, vos nouveaux amis, je dis ça en passant) ...

n'ayez plus peur des gens, mettez en oeuvre dès à présent les réunions de quartier à Draveil.




jeudi 6 novembre 2014

Enquête publique sur la modification du PLU: une évolution majeure du droit des sols, malheureusement présentée dans la plus grande désinvolture par la mairie de Draveil.

Comme à (à peu près...) chaque enquête publique dans la ville, je suis allé subir ma punition au service Urbanisme de la ville. Oh, la punition n'est pas dans l'accueil, toujours sympathique et charmant, mais dans les conditions dans lesquelles Monsieur le Maire nous propose de consulter les centaines de pages de l'enquête: une petite table derrière la porte.


Mettre en ligne ces documents pour que vous puissiez les consulter de chez vous, aux heures où vous êtes disponible  ne coûterait pas un centime: les fichiers sont déjà sous forme numérique, il suffit de les mettre sur le site de la ville. 3 clics, 2 minutes de travail. Mais ce n'est jamais fait. Et cette enquête publique, comme toutes les autres, vous n'irez pas la consulter. 

Par que, cette "loi ALUR"...vous en avez vaguement entendu parler à la télévision, mais vous ne savez pas du tout en quoi elle pourrait vous concerner. Et bien sûr, dans le journal municipal comme sur le site de la ville...rien.
Parce que ma foi, si Monsieur le Maire nous dit que cette modification donne lieu à un ajustement mineur" c'est que ça ne doit pas être bien grave.

Et parce que...même les gens les plus motivés à Draveil ne prennent pas une demi-journée de RTT pour la passer dans le bureau du service de l'urbanisme. 

La démarche légale est donc respectée - sans cela la modification du PLU serait entachée de nullité - mais, parce que pas le moindre petit effort n'est fait, l'esprit de la loi  qui est de vous associer à la décision publique est dévoyé. Pas de doute, nous sommes bien à Draveil.
Pourtant, cette révision est tout sauf mineure: nous parlons de la disparition de tout ce que vous connaissez sur le droit des sols - le fameux COS! - mais aussi de l'évolution des droits à construire sur les grands terrains (c'est une problématique très forte à Draveil), de la suppression de la superficie minimale des terrains (pour qu'ils soient déclarés constructibles)  , nous parlons de nettes évolutions dans le domaine des lotissements (il y en a un certain nombre à Draveil, la cité des Musiciens, les coteaux de Champroay, etc etc etc...).

mercredi 15 octobre 2014

la saga de l'agglo, la suite: dette, capacité économique, gouvernance, un point sur les futurs partenaires de la ville de Draveil.

L'ESSENTIEL DE L'ARTICLE.

On en parle partout (Illustration ci-dessous, le magazine de l'agglo chez nos voisins de Juvisy et d'Athis, septembre 2014) 

Mais pas à Draveil. Les communes vont bientôt être intégrées dans de grands ensembles ( 300 000 à 800 000 habitants), sortes de super-intercommunalités géantes.
Voici un sujet qui a l'air fort éloigné de vos préoccupations quotidiennes et pourtant...depuis longtemps déjà les décisions importantes -développement économique, emploi, quartiers sociaux, environnement, eau- échappent aux maires et ont été transférées dans les communautés d'agglomération. 

Les nouveaux ensembles -300 000 habitants en ce qui nous concerne -disposeront de larges pouvoirs et prendront des  décisions qui vous impacteront directement: infrastructures dans votre ville, constructions, déplacements, environnement, emploi....et feuille d'impôt.

Dans cet article, je vous présente le projet présenté par le préfet de Région pour notre commune: un regroupement de 300 000 habitants qui va de Paray Vieille Poste à Yerres.  Ce schéma n'est pas encore validé, mais bon, ça va sûrement se passer comme ça.

Ce périmètre pose trois problèmes de première importance: 

1)il est petit, entouré de 3 voisins puissants (2 grandes agglos et le Grand Paris au nord). Dépourvu de zones économiques, c'est aussi un territoire pauvre. Pas bon, ça, pas bon du tout....les ressources provenant des entreprises et des zones économiques sont essentielles pour les collectivités. 

2) les 3 collectivités ont des situations financières très différentes, notamment en ce qui concerne la dette. Côté Portes de l'Essonne (Athis Mons, Juvisy..) , ce n'est pas si mal: une collectivité qui investit beaucoup mais qui maîtrise son endettement avec des indicateurs au vert  (nous parlerons d'une notion importante à connaitre: "la capacité de désendettement"). 

Par contre du côté Val d'Yerres, c'est un gouffre abyssal et les inquiétudes exprimées par le maire de Draveil sur ce sujet sont légitimes.

3) la gouvernance: ces 3 collectivités fonctionnent de manière très différente depuis leur création. La "culture" est très différente chez uns et les autres. Forte intégration du côté des Portes de l'Essonne, correctement maitrisée financièrement. Une large gamme de compétences exercée en lieu et place des communes.

Du côté de Yerres, forte initiative publique qui a génère un haut niveau d'équipement mais aussi une dette extrêmement lourde.

Coté Sénart Val de Seine, chez nous donc, une agglomération très peu intégrée, très peu motivée. Un service minimum  qui n'a pas généré de trouble dans les budgets mais qui a vidé la collectivité de toute influence et de toute efficacité. La loi créant les intercommunalités était destinée à générer des économies d'échelle, à créer des synergies, à favoriser le "travailler ensemble" .Dans notre collectivité, très clairement, cela n'a pas été le cas.

L'article qui suit reprend les arguments développés ci-dessus en apportant des informations complémentaires: cartes pour bien visualiser la situation économique du territoire, dettes des uns et des autres et quelques explications qui vous permettront de comprendre pourquoi vous et moi, simples particuliers résidents de Draveil, nous devons nous intéresser à ces changements dans notre ville. 

lundi 6 octobre 2014

L'annexion du château de Villiers racontée par un témoin direct.

Ce témoignage fort intéressant est bien entendu publié avec l'autorisation de son auteur. 

"
Suite à votre dernier article concernant les Médiathèques avoisinantes de Draveil, j’aimerais vous apporter mon témoignage (de juin 1991 à juin 2008 j’ai occupé le poste d’agent du patrimoine qualifié à la Médiathèque) sur ce que j’intitulerai « Grandeur et décadence d’une structure communale » et qui peut permettre de comprendre pourquoi ça marche ailleurs et pas à Draveil. 

En 1988 la ville de Draveil, ayant pour maire M. Tournier-Lasserve, désirant créer un pôle culturel plus spacieux, achète le château de Villiers pour le franc symbolique, fait de nombreux travaux de réfection et y installe au RC une Bibliothèque avec une section adultes, une salle de consultation, construit une aile pour y mettre une section jeunesse avec une salle aménagée pour les contes et au 1er étage une Discothèque avec un fond de CD. Le 1er étage abrite également les bureaux des employés et la salle informatique. 

Cette magnifique structure de 1200 M² est ouverte au public en Septembre 1991. 

A sa tête un conservateur (trice), 2 assistantes de conservation et 8 autres personnes. 

Toute cette équipe, motivée, qualifiée s’affaire dans les tâches requises par un bon service public : animations, accueil du public, prêt retour et rangements des documents, expositions, contes pour enfants, réception des classes, rencontres avec des écrivains, conférences. 

La Médiathèque est ouverte 43 H par semaine du lundi au samedi et en continu les mercredi et samedi. Le public est très nombreux, et quelques mois plus tard l’informatique est mise en place. 

En 1995 G. Tron est élu et se serait bien passé de cette structure, qui coûte beaucoup et ne rapporte rien ! Au fil de ses mandats ,2001, 2008, les moyens en argent et en personnes ne cessent de diminuer, aucun investissement quant aux nouvelles techniques liées à l’informatique, pas de libre accès internet pour le public. Adjoints à la culture, Directeurs des services culturels, défilent selon la volonté du maire et en 2008, coup de grâce : G. Tron ferme la discothèque et décide d’investir le 1er étage du château de Villiers pour y installer son cabinet. Eva Loubrieux (la plaignante de l’Affaire) prend la direction de la Bibliothèque (avec quelles compétences ?) et en 2011 la section adultes est amputée de 150 m2 laissés à différentes associations. 

Je jette l’éponge, plus possible de travailler dans ces conditions et démissionne. 

Aujourd’hui quid de la Médiathèque et de son avenir ? 

3 personnes, pas de directeur, plus d’animations, 19 h d’ouverture et fermeture pendant les vacances scolaires faute de personnel. 

Discothèque relogée au Conservatoire dans l’ancien logement du gardien, soit une surface de 70 m2, et dont l’avenir est menacé, le bâtiment du Conservatoire étant en très mauvais état et dangereux. 

La Médiathèque de Draveil aurait-elle pu avoir un essor comparable à celle de la Communauté d’Agglomérations Evry - Ris-Orangis ? Oui si il y avait eu une entente et un dialogue avec les autres communes, Montgeron, Vigneux, faisant partie de la CASVS, d’autant plus que G. Tron en a assumé la présidence de 2002 à 2014, mais il apparait que Draveil fonctionne plus sur un système féodal que républicain et qu’une trop longue mandature (19 ans et 25 ans en 2020 !) a fini par faire confondre à notre maire l’intérêt général et l’intérêt particulier. 

Quel gâchis ! 

C. Fourneau
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