mardi 18 novembre 2014

Retour sur ce si troublant dossier: la ZAC Centre-Ville de Draveil.

L'année 2015 sera entre autres consacrée à la ZAC Centre-Ville de Draveil, un dossier fort perturbant qui affiche aujourd'hui un retard de 4 ans. 

En plus de la plainte déposée au tribunal (en instruction depuis 14 mois, c'est long...voir ICI) je vais tenter une nouvelle fois  d'obtenir de Monsieur le Maire les documents qu'il me refuse depuis 2 ans, malgré deux avis favorables de la Commission d'Accès aux Documents Administratifs. Les documents -publics - qui me permettraient de comparer les projets des entreprises qui ont candidaté à ce marché en 2010 et notamment leur situation financière au moment de la signature. 

C'est mon droit de citoyen et d'administré de Draveil, c'est le votre aussi, vous pouvez faire exactement la même chose mais je ne vous le cache pas...ça demande un peu d'opiniâtreté.
En tous cas, les habitués de La Revue du Sanglier connaissent la politique éditoriale de ce blog: le sujet sera traité en mettant très consciencieusement les pieds dans le plat ET en s'inscrivant indéfectiblement dans le champ républicain. 

Avant toute chose, je crois qu'il est nécessaire de vous remettre en mémoire les éléments de ce dossier. Allez, au boulot les enfants: 3 minutes de lecture pour prendre connaissance de l'un des plus gros problèmes de la ville depuis 5 ans.

Début 2010 , la ville de Draveil lance concrètement son projet de "ZAC Centre-Ville" et l'élabore sous la forme d'une concession d'aménagement. Comment cela se passe-t-il ? Une entreprise -le concessionnaire - va prendre en charge l'ensemble du dossier: études, choix des promoteurs, relations avec d'éventuels bailleurs sociaux, jusqu'à l'étape finale: la commercialisation du produit. La société finance tout, avec des partenaires choisis par elle et se rémunère tout à la fin au moment de la commercialisation.

Le rôle de la collectivité se limite alors à une fonction d'arrière-plan mais évidemment essentielle: contrôler la bonne exécution du contrat tout au long de la vie du projet et à la réception.

90 logements, parking souterrain, espaces publics,  l'enveloppe du projet est de l'ordre de 3.5/4 millions d'euros. Etrangement, la ville demande très peu de garanties financières aux candidats et finit par confier ce marché à une société qui ne dispose dans les comptes déposés que de 38 000 euros ( dans les faits, elle est déjà en déficit, -55 000 euros...). En outre, la société  n'a qu'une très faible expérience dans la conduite globale de projets urbains, elle oeuvre plutôt dans l'aménagement de petits lotissements: on viabilise des terrains dans des villages (EDF, adduction d'eau tout ça...)  et on les propose ensuite à la vente. Exemple: Estrées Saint-Denis, dans l'Oise.

Voilà le choix de la mairie de Draveil.

Dès 2009, les comptes de la société se dégradent (ils ne seront plus publiés dès 2010). Elle est scorée  "risque de défaillance estimé à 100%" par les analystes de Pouey International. Ces gens ne sont pas des humoristes.

Mais rien de cela n'éveille l'attention de la mairie de Draveil, ni au moment du choix du concessionnaire, ni pendant la vie du projet. 

L'intérêt de la ville ne se porte pas sur d'autres candidats, dont certains semblent  pourtant avoir une surface financière et une expérience plus conformes aux ambitions du projet. Malgré l'obstruction si perplexifiante de Monsieur Georges, j'en réussi a en  trouver un: le groupe Interconstruction. Tous ces éléments factuels vous sont détaillés dans cet article.

Tout au long des années 2011 et 2012, à la mairie, on fait comme si tout allait bien. Au conseil municipal de juin 2011, Monsieur le Maire annonce aux élus que "le projet avance formidablement bien". Vous savez aujourd'hui qu'il n'en est rien. 
Les élus d'opposition n'arrivent pas à obtenir la moindre information sur le sujet. On leur répondra bien sûr, mais plus tard, "pour plus de transparence".

En 2011, une structure au profil capitalistique étonnant est mise en oeuvre pour "isoler les actifs du dossier": la SADC, Société d'Aménagement de Draveil centre. Cette société  qui doit mener à bien un profit de quelques millions affiche le capital social d'une baraque à frites : 1000 euros. Je vous expliquerai tout ça très bientôt, l'article est déjà écrit mais je souhaite le faire vérifier par un professionnel du secteur.

Bizarrement, ces manoeuvres ne semblent pas susciter l'attention de la mairie: en 2012, on vend  un terrain de 230 000 euros... à une société qui ne publie plus ses comptes depuis deux ans  et qui sera mise en redressement six mois plus tard.

En janvier 2013, c'est la liquidation judiciaire: c'est alors au tribunal de commerce de Pontoise de choisir quelle société va reprendre le contrat. C'est la société PROPHAL : capital social 9 199 794 euros. Je vous invite vivement à consulter cet article, qui vous donne un rapide aperçu des situations financières des diverses sociétés qui ont été amenées à aborder le dossier ZAC Centre-Ville de Draveil. Il ne vous laissera aucun doute: le choix de la société INFRACONSEIL par la mairie de Draveil...soulève des questions.

Sur ce dossier , il faut aussi noter les réserves de l'autorité environnementale de la préfecture. En effet, la procédure de ZAC est assortie de quelques obligations réglementaires comme la consultation publique ou la soumission du dossier à la préfecture pour évaluation. La pref avait alors exprimé de sérieuses réserves: insuffisance de la gestion prévisionnelle des nuisances de chantier (au centre-ville de Draveil où le moindre camion en stationnement bloque la circulation sur des kilomètres!) et aspects architecturaux ("l'enjeu principal du dossier") insuffisamment pris en compte.


Manifestement... il y a quelques petites  questions  à poser du côté de la mairie de Draveil: sur le choix de l'entrepreneur, sur le suivi et le contrôle des opérations...et même sur les aspects très concrets du dossier, comme la prise en compte des nuisances de chantier et le volet paysager et patrimonial. Ce n'est pas rien.

Malheureusement, Monsieur le Maire n'a pas souhaité  répondre à ces fort légitimes questions, ni aux élus d'opposition, ni à moi malgré la démarche légale entreprise. Et les autres "réponses" qui m'ont été apportées sur ce dossier (l'adjointe perdant les pédales et formulant des menaces de mort lorsque j'évoque ses responsabilités ...) ne m'ont apporté aucun éclaircissement. Pour tout dire... sur la forme comme sur le fond, tout cela  ne correspond pas du tout à ce que j'attends de responsables publics dans un tel contexte.

Quel contexte exactement ? Je n'ai -délibérémment - jamais été précis sur ce sujet dans La Revue du Sanglier.

Mais on va y venir. A suivre, donc.



samedi 15 novembre 2014

Rififi à l'agglo: quand les villes se font la malle....

Ça vient de sortir.

Dans les derniers épisodes de "la saga de l'agglo" je vous présentais la nouvelle intercommunalité que nous avait concocté le préfet de Région et pointait ses trois faiblesses majeures: un territoire tout rikiki, encadré de 3 grands voisins et notamment au nord le Grand Paris.
L'absence de zones économiques dans le périmètre, à part un peu à Morangis et surtout la zone aéroportuaire de Paray-Vieille-Poste.
Et la très nette volonté des élus des Portes de l'Essonne (Athis Mons, Juvisy etc...) d'aller voir ailleurs, notamment vers Orly et les zones économiques du Nord de l'Essonne.

Mais un autre choix s'offrait aux villes: intégrer la métropole du Grand Paris. Un choix qui n'était pas ouvert à toutes les communes car pour postuler, il fallait être limitrophe du périmètre, c'est-à-dire des départemements de la Petite Couronne. C'est le cas de Paray Vieille Poste, d'Athis Mons et Vigneux-sur-Seine qui viennent en ce vendredi 14 novembre d'exercer leur droit d'option.


Alors que reste-t-il aujourd'hui de ce projet déjà si mal fagoté pour notre ville ? Pas grand-chose...

vendredi 14 novembre 2014

Quelques mots sur le PLU intercommunal.

De la même manière qu'il faut fustiger -sans mollir, par Toutatis! -les manquements de la démocratie locale, il ne faut pas oublier de remercier le maire de Draveil lorsqu'il produit l'effort. Le 20 novembre (20h au théâtre), Monsieur Georges Tron organise une réunion sur un sujet pas très grand public mais très important pour notre commune: la réforme des intercommunalités.

C'est l'occasion de revenir un peu sur le sujet en évoquant le PLU intercommunal. Qu'est-ce donc encore que cet oiseau-là ?

Le PLU, vous savez ce que c'est: c'est le document qui dicte les règles d'utilisation des sols et qui fixe des orientations de développement pour la ville. Depuis 2010, il est possible d'élaborer ce document à l'échelle intercommunale, mais très peu de collectivités font ce choix, ce domaine étant considéré par la majorité des maires de France comme une prérogative extra-locale (pour ne pas dire "personnelle"). 
Jusqu'à présent outil à la disposition des élus, l'adoption du PLU à l'échelle intercommunale est aujourd'hui rendue obligatoire par la loi Alur, une demarche qui doit être initiée avant 2016 avec cette réserve: "sauf si un quart des communes représentant au moins 20% de la population s'y oppose".

Le sujet est important pour notre ville car vous le savez, Draveil fera bientôt partie d'une intercommunalité de 300 000 habitants, ensemble disparate et mal fagoté qui s'étend de Paray-Vieille Poste à Yerres.

jeudi 13 novembre 2014

Et maintenant, sous vos applaudissements :


 



Mais à Draveil, toujours pas de réunions de quartier. Monsieur le Maire fait partie des tout derniers maires de l'Essonne  à s'épargner cet effort pourtant modeste et qui ne coûte rien: organiser, deux à trois fois par an , des réunions ouvertes avec ses administrés.

A Draveil, cette évolution est nécessaire: Monsieur le Maire "échange" avec nous à coups de Grand'Messe où les militants font la claque, de réunions d'appartements où il abuse parfois (souvent...)  de la crédulité des gens. Et par des monologues: les interviews du maire de Draveil, où il "nous livre ses impressions et répond aux questions les plus cruciales que se posent les Draveillois". 
Le mensonge, la manipulation - et parfois l'intimidation et la menace - sont des outils de management considérés comme normaux, allant de soi. Non...peut-être cela est-il "normal" dans le monde de Monsieur Georges Tron, dans les officines politiques où il s'est construit sa culture professionnelle. Mais cela ne l'est pas dans le notre.
"En face", nous avons vu aussi des initiatives très contestables: les tracts anonymes-  souvent inutiles, parfois orduriers -  ne peuvent pas être une réponse aux agissements de la mairie de Draveil. C'est le même logiciel à l'oeuvre.

Toutes ces choses sont improductives et produisent de considérables nuisances. Elles existent parce que les gens qui font de la politique n'aiment pas beaucoup travailler, s'ennuyer sur les dossiers. Il leur faut des estrades, des ennemis à vaincre, des combats à remporter. Monsieur Tron n'échappe pas à cette règle. 

Les réunions de quartier permettraient de créer un espace "sérieux" où élus et administrés pourraient aborder les points concrets et parfois trouver des solutions. Anticiper les problèmes aussi, ou les signaler avant qu'ils ne deviennent trop importants. Ce serait une véritable évolution à Draveil, où l'on laisse trainer ..et ensuite les bonnes vieilles recettes pour rattraper le coup et éviter qu'il y ait une incidence électorale. Je peux vous citer deux exemples - à Champrosay et au domaine de Villiers -où cette "méthode de travail" a généré des situations dangereuses pour des enfants. Des situations qui auraient pu être évitées.

A Champrosay, l'hôpital sera désaffecté en 2016 et les programmes immobiliers vont réapparaître. Il y a aura certainement des gens pour réagir vivement, et si les choses se passent "comme d'habitude à Draveil", je serai à leur côté car j'observe depuis 5 ans la manière dont la mairie aborde les dossiers d'urbanisme de la ville et je n'ai qu'un mot à dire: inacceptable.
Mais à côté de ces éventuels conflits, je souhaite avoir un échange avec les élus de la ville pour parler à peu près calmement, en tout cas dans une démarche constructive des sujets concrets. Signaler les problèmes, chercher des améliorations. Un échange ouvert et public: pas de rencontres en petit comité dans le bureau cosy de Monsieur Georges Tron, j'ai déjà donné. Ces petites réunions sympatoches n'ont aucun intérêt parce que Monsieur le Maire est dans un état d'esprit qui n'apporte aucune valeur ajoutée: le type en face de moi, je vais l'enfumer avec le sourire, si ça ne marche pas ce n'est pas trop grave, nous sommes seuls, il n'y aura pas de "contamination publique". 

Pour que le dialogue produise des résultats, pour que l'ensemble des interlocuteurs -élus comme riverains - fassent les efforts nécessaires, il faut que l''échange soit public.

Cette culture du dialogue ne se crée pas en un jour et surtout, elle ne peut pas être mise en oeuvre dans l'urgence de l'évenement. C'est ce qui était prévu à Champrosay: nous confier aux bons soins des communicants du Crédit Agricole Immobilier, avec de temps en temps, Monsieur le Maire et quelques papillonnantes "responsables des grands projets de la ville" intervenant pour séduire ou bomber le torse.

Il existe une manière de travailler plus démocratique, plus respectueuse des administrés, et sans doute: plus efficace. Monsieur le Maire, quand vous aurez fini vos meetings avec "la droite forte" (la "droite dure" plutôt..pas très différents du FN, vos nouveaux amis, je dis ça en passant) ...

n'ayez plus peur des gens, mettez en oeuvre dès à présent les réunions de quartier à Draveil.




jeudi 6 novembre 2014

Enquête publique sur la modification du PLU: une évolution majeure du droit des sols, malheureusement présentée dans la plus grande désinvolture par la mairie de Draveil.

Comme à (à peu près...) chaque enquête publique dans la ville, je suis allé subir ma punition au service Urbanisme de la ville. Oh, la punition n'est pas dans l'accueil, toujours sympathique et charmant, mais dans les conditions dans lesquelles Monsieur le Maire nous propose de consulter les centaines de pages de l'enquête: une petite table derrière la porte.


Mettre en ligne ces documents pour que vous puissiez les consulter de chez vous, aux heures où vous êtes disponible  ne coûterait pas un centime: les fichiers sont déjà sous forme numérique, il suffit de les mettre sur le site de la ville. 3 clics, 2 minutes de travail. Mais ce n'est jamais fait. Et cette enquête publique, comme toutes les autres, vous n'irez pas la consulter. 

Par que, cette "loi ALUR"...vous en avez vaguement entendu parler à la télévision, mais vous ne savez pas du tout en quoi elle pourrait vous concerner. Et bien sûr, dans le journal municipal comme sur le site de la ville...rien.
Parce que ma foi, si Monsieur le Maire nous dit que cette modification donne lieu à un ajustement mineur" c'est que ça ne doit pas être bien grave.

Et parce que...même les gens les plus motivés à Draveil ne prennent pas une demi-journée de RTT pour la passer dans le bureau du service de l'urbanisme. 

La démarche légale est donc respectée - sans cela la modification du PLU serait entachée de nullité - mais, parce que pas le moindre petit effort n'est fait, l'esprit de la loi  qui est de vous associer à la décision publique est dévoyé. Pas de doute, nous sommes bien à Draveil.
Pourtant, cette révision est tout sauf mineure: nous parlons de la disparition de tout ce que vous connaissez sur le droit des sols - le fameux COS! - mais aussi de l'évolution des droits à construire sur les grands terrains (c'est une problématique très forte à Draveil), de la suppression de la superficie minimale des terrains (pour qu'ils soient déclarés constructibles)  , nous parlons de nettes évolutions dans le domaine des lotissements (il y en a un certain nombre à Draveil, la cité des Musiciens, les coteaux de Champroay, etc etc etc...).

mercredi 15 octobre 2014

la saga de l'agglo, la suite: dette, capacité économique, gouvernance, un point sur les futurs partenaires de la ville de Draveil.

L'ESSENTIEL DE L'ARTICLE.

On en parle partout (Illustration ci-dessous, le magazine de l'agglo chez nos voisins de Juvisy et d'Athis, septembre 2014) 

Mais pas à Draveil. Les communes vont bientôt être intégrées dans de grands ensembles ( 300 000 à 800 000 habitants), sortes de super-intercommunalités géantes.
Voici un sujet qui a l'air fort éloigné de vos préoccupations quotidiennes et pourtant...depuis longtemps déjà les décisions importantes -développement économique, emploi, quartiers sociaux, environnement, eau- échappent aux maires et ont été transférées dans les communautés d'agglomération. 

Les nouveaux ensembles -300 000 habitants en ce qui nous concerne -disposeront de larges pouvoirs et prendront des  décisions qui vous impacteront directement: infrastructures dans votre ville, constructions, déplacements, environnement, emploi....et feuille d'impôt.

Dans cet article, je vous présente le projet présenté par le préfet de Région pour notre commune: un regroupement de 300 000 habitants qui va de Paray Vieille Poste à Yerres.  Ce schéma n'est pas encore validé, mais bon, ça va sûrement se passer comme ça.

Ce périmètre pose trois problèmes de première importance: 

1)il est petit, entouré de 3 voisins puissants (2 grandes agglos et le Grand Paris au nord). Dépourvu de zones économiques, c'est aussi un territoire pauvre. Pas bon, ça, pas bon du tout....les ressources provenant des entreprises et des zones économiques sont essentielles pour les collectivités. 

2) les 3 collectivités ont des situations financières très différentes, notamment en ce qui concerne la dette. Côté Portes de l'Essonne (Athis Mons, Juvisy..) , ce n'est pas si mal: une collectivité qui investit beaucoup mais qui maîtrise son endettement avec des indicateurs au vert  (nous parlerons d'une notion importante à connaitre: "la capacité de désendettement"). 

Par contre du côté Val d'Yerres, c'est un gouffre abyssal et les inquiétudes exprimées par le maire de Draveil sur ce sujet sont légitimes.

3) la gouvernance: ces 3 collectivités fonctionnent de manière très différente depuis leur création. La "culture" est très différente chez uns et les autres. Forte intégration du côté des Portes de l'Essonne, correctement maitrisée financièrement. Une large gamme de compétences exercée en lieu et place des communes.

Du côté de Yerres, forte initiative publique qui a génère un haut niveau d'équipement mais aussi une dette extrêmement lourde.

Coté Sénart Val de Seine, chez nous donc, une agglomération très peu intégrée, très peu motivée. Un service minimum  qui n'a pas généré de trouble dans les budgets mais qui a vidé la collectivité de toute influence et de toute efficacité. La loi créant les intercommunalités était destinée à générer des économies d'échelle, à créer des synergies, à favoriser le "travailler ensemble" .Dans notre collectivité, très clairement, cela n'a pas été le cas.

L'article qui suit reprend les arguments développés ci-dessus en apportant des informations complémentaires: cartes pour bien visualiser la situation économique du territoire, dettes des uns et des autres et quelques explications qui vous permettront de comprendre pourquoi vous et moi, simples particuliers résidents de Draveil, nous devons nous intéresser à ces changements dans notre ville. 

lundi 6 octobre 2014

L'annexion du château de Villiers racontée par un témoin direct.

Ce témoignage fort intéressant est bien entendu publié avec l'autorisation de son auteur. 

"
Suite à votre dernier article concernant les Médiathèques avoisinantes de Draveil, j’aimerais vous apporter mon témoignage (de juin 1991 à juin 2008 j’ai occupé le poste d’agent du patrimoine qualifié à la Médiathèque) sur ce que j’intitulerai « Grandeur et décadence d’une structure communale » et qui peut permettre de comprendre pourquoi ça marche ailleurs et pas à Draveil. 

En 1988 la ville de Draveil, ayant pour maire M. Tournier-Lasserve, désirant créer un pôle culturel plus spacieux, achète le château de Villiers pour le franc symbolique, fait de nombreux travaux de réfection et y installe au RC une Bibliothèque avec une section adultes, une salle de consultation, construit une aile pour y mettre une section jeunesse avec une salle aménagée pour les contes et au 1er étage une Discothèque avec un fond de CD. Le 1er étage abrite également les bureaux des employés et la salle informatique. 

Cette magnifique structure de 1200 M² est ouverte au public en Septembre 1991. 

A sa tête un conservateur (trice), 2 assistantes de conservation et 8 autres personnes. 

Toute cette équipe, motivée, qualifiée s’affaire dans les tâches requises par un bon service public : animations, accueil du public, prêt retour et rangements des documents, expositions, contes pour enfants, réception des classes, rencontres avec des écrivains, conférences. 

La Médiathèque est ouverte 43 H par semaine du lundi au samedi et en continu les mercredi et samedi. Le public est très nombreux, et quelques mois plus tard l’informatique est mise en place. 

En 1995 G. Tron est élu et se serait bien passé de cette structure, qui coûte beaucoup et ne rapporte rien ! Au fil de ses mandats ,2001, 2008, les moyens en argent et en personnes ne cessent de diminuer, aucun investissement quant aux nouvelles techniques liées à l’informatique, pas de libre accès internet pour le public. Adjoints à la culture, Directeurs des services culturels, défilent selon la volonté du maire et en 2008, coup de grâce : G. Tron ferme la discothèque et décide d’investir le 1er étage du château de Villiers pour y installer son cabinet. Eva Loubrieux (la plaignante de l’Affaire) prend la direction de la Bibliothèque (avec quelles compétences ?) et en 2011 la section adultes est amputée de 150 m2 laissés à différentes associations. 

Je jette l’éponge, plus possible de travailler dans ces conditions et démissionne. 

Aujourd’hui quid de la Médiathèque et de son avenir ? 

3 personnes, pas de directeur, plus d’animations, 19 h d’ouverture et fermeture pendant les vacances scolaires faute de personnel. 

Discothèque relogée au Conservatoire dans l’ancien logement du gardien, soit une surface de 70 m2, et dont l’avenir est menacé, le bâtiment du Conservatoire étant en très mauvais état et dangereux. 

La Médiathèque de Draveil aurait-elle pu avoir un essor comparable à celle de la Communauté d’Agglomérations Evry - Ris-Orangis ? Oui si il y avait eu une entente et un dialogue avec les autres communes, Montgeron, Vigneux, faisant partie de la CASVS, d’autant plus que G. Tron en a assumé la présidence de 2002 à 2014, mais il apparait que Draveil fonctionne plus sur un système féodal que républicain et qu’une trop longue mandature (19 ans et 25 ans en 2020 !) a fini par faire confondre à notre maire l’intérêt général et l’intérêt particulier. 

Quel gâchis ! 

C. Fourneau
"
Envie d'écrire dans La Revue du Sanglier, vous aussi ? C'est possible, en votre nom propre ou anonymement si des conditions particulières - vous travaillez dans ou pour une collectivité, par exemple - vous contraignent à la discrétion. 

lundi 22 septembre 2014

Evry, Juvisy, Athis Mons...un vrai réseau de médiathèques pour nos enfants.


Introduction courte pour cet article car le problème dont je souhaite vous parler ici, vous le connaissez déjà parfaitement si vous êtes parent: nos enfants aiment les livres, nous les encourageons à les aimer, il leur faut toujours plus d'histoires de chevaliers, de dinosaures et de princesses magiques à lire le soir.
Un livre pour enfant, denrée périssable s'il en est coûte au moins 12 euros. Et il en faut beaucoup.

Les médiathèques publiques permettent d'avoir accès à une multitude de documents, livres, BD, magazines, pour un prix négligeable. C'est leur vocation.  C'est un service public indispensable:  Il donne un accès facilité à l'éducation. Il donne aux jeunes des milieux défavorisés les moyens d'entrer dès le plus jeune âge dans la spirale positive  qui les entrainera vers le haut: lire, s'intéresser, réfléchir, apprendre. 

A Draveil, l'offre est particulièrement insatisfaisante. Bibliothèques fermées pendant les vacances scolaires, offre très réduite...Au final, beaucoup de familles vont s'inscrire à la bibliothèque de Montgeron: accès pas toujours facile depuis Draveil, 50 euros par an pour les non-résidents, accès limité aux seuls documents de la médiathèque de Montgeron.

Du côté d'Evry et de Ris Orangis, la compétence "équipements culturels" a été renvoyée à l'échelon supracommunal: l'agglo. Comme à Draveil. Mais le résultat est très différent: toutes les médiathèques travaillent en réseau.
En vous inscrivant à l'une - 16 euros, gratuit si vous avez un lieu quelconque avec l'agglo (vous y travaillez, votre enfant y est scolarisé..) - vous avez accès à tous les documents d'une agglomération de 120 000 habitants, notamment la grande médiathèque de l'Agora. Vous pouvez vous faire livrer les documents dans votre médiathèque habituelle, il suffit de les réserver sur leur site internet centralisé.
Et ...ça marche de la même manière dans l'autre agglomération voisine, les Portes de l'Essonne (Juvisy, Athis Mons...): 200 000 documents à la disposition des lecteurs, avec une adhésion unique.

mardi 16 septembre 2014

Nous allons revenir au "dossier Joffre" à Champrosay mais d'abord...une bien nécessaire mise au point.

Un mot sur la technique habituelle pour convaincre sans trop d'efforts: l'Etat nous menace, Je suis le seul qui peut vous sauver, sans Moâ ce serait pire. Comme souvent Monsieur Georges Tron utilise de vagues rumeurs qu'il transforme en une pseudo-"menace précise" dont il serait le seul à pouvoir nous préserver.
 En 2009, c'était "l'Etat veut faire un PIG -un Programme d'Interet Général- sur le site Joffre, vite, il faut vendre au Crédit Agricole Immobilier et surtout tous vous rallier à mon panache blanc"
Blog des communistes de Draveil, 22 juin 2009.
Il n'y a jamais eu aucun projet de PIG sur le site Joffre.

En 2013, Mon Dieu, l'Etat veut céder gratuitement le site Joffre pour y construire "des logements en masse". Ralliez-vous inconditionnellement à Moâ etc etc etc...
Vivre à Draveil, février 2013
L'AP-HP cédant gratuitement , ou même avec une décôte un terrain ? Cela a toujours été hautement improbable: depuis 20 ans, l'Assistance publique vend des terrains pour financer de nouveaux hopitaux, elle a également un déficit abyssal à combler...elle n'a pas les moyens de céder gratuitement ne serait-ce qu'un trou de taupe.D'ailleurs:



Vous avez bien lu: Monsieur Georges Tron continue à vous faire peur avec des menaces...imaginaires qui devraient nous conduire à lui obéir aveuglément. Encore une fois, des méthodes extraodinairement médiocres moralement, mais si efficaces pour impressionner les petites gens. C'est tout ce qui compte, non ?

Moralité: le monde ne se résume pas à l'univers nombrilo-binaire de Monsieur Georges Tron (pour ou contre Moâ) et non, ceux qui émettent des doutes sur la qualité du programme promu avec tant de complaisance par Monsieur Tron himself ne sont pas forcément des "supporters masqués du FN" ou..des "porcs solitaires" et autres "sangliers en rut".

La question que nous pose Monsieur Georges Tron est éternelle: comment discuter avec quelqu'un qui ne nous respecte pas ?

Voilà, maintenant nous allons pouvoir évoquer sérieusement le sujet.

lundi 15 septembre 2014

Rétablissons quelques vérités sur les impôts locaux, la suite: non, à Draveil, il n'y a pas de "niveau d'investissement ambitieux".

Est-ce l'arrivée de la taxe foncière dans ma boîte aux lettres ? J'ai encore envie de vous parler des finances locales et plus particulièrement de l'investissement Draveil. Un sujet très souvent évoqué dans notre commune, avec la dette (<-prochain article sur le sujet!). Plongeons-nous sans plus attendre dans une des interviews neuneu de Vivre à Draveil, nouvelles émanations de la Pensée Municipale et ... intarissables recueils de farces et attrapes. 
C'est en mars 2013:
C'est beau,les "impressions" du maire de Draveil.

Dommage que ce soit, encore une fois, un mensonge sans vergogne.

Qu'est-ce donc que "l'investissement" dans une ville ? C'est tout ce que vous pressentez, les ronds-points , les gymnases etc etc etc. C'est aussi le remboursement du capital de la dette (et quelques autres petites choses dont nous ne parlerons pas).La capacité à investir d'une ville se mesure à l'aide d'un indicateur tout à fait officiel: la capacité d'autofinancement, ou CAF. 

Vous avez compris la suite: nous allons examiner la CAF et la CAF nette de Draveil et la comparer aux données des "villes de dimension comparable" comme dit M. Tron. 

Capacité d'autofinancement par habitant
Capacité d'autofinancement nette (ce qui reste quand on a remboursé le capital de l'emprunt)
Enseignement numéro 1: que l'on compte avec ou sans le remboursement de l'emprunt, la capacité à investir de Draveil n'est pas "très nettement supérieure à celle des communes de dimension comparable" comme l'affirme heu...comment s'appelle-t-il déjà ? Elle est très nettement inférieure, et depuis très longtemps.

Continuons à nous illuminer du Verbe Municipal.