La fibre optique, finally ?

La mairie de Draveil vient d'annoncer le déploiement de la fibre optique sur la commune et ce modeste blog salue bien naturellement cette excellente nouvelle.
Cependant, vous savez que La Revue du Sanglier n'est pas un blog spécifiquement dédié aux nouvelles technologies et que  si ce dossier a fait l'objet de très nombreux articles, il est comme les autres  traité dans le cadre plus général de l'analyse globale du management de la municipalité.

Dans ce référentiel, la bonne nouvelle vit tout autant mais doit être sérieusement amendée. En effet, on ne peut oublier qu'il y a un an, la municipalité a investi -sur fonds propres, sans aucune subvention - 700 000 euros pour des PRM. Amélioration de la technologie existante, l'ADSL.

700 000 euros- une somme énorme pour Draveil- dans une aberration technologique et pour équiper seulement 1800 foyers sur 13 000. Le tout sur fond  de fortes préoccupations électorales personnelles ...

Je n'ai pas d'exemple de ville ayant procédé ainsi. 

A cela, il faut ajouter qu'aujourd'hui, la mairie de Draveil n'est toujours pas organisée pour assurer la réussite de projets de ce type. L'analyse des projets Très Haut Débit dans les villes moyennes montre qu'il y a pas de "ruée vers la fibre" quand les villes deviennent éligibles. C'est une progression graduelle des abonnements et  la collectivité a un rôle essentiel dans la réussite du projet. 
Dans ces villes, les réunions de quartier jouent un rôle essentiel pour promouvoir le projet et pour créer l'émulation. La lecture des compte-rendus de réunions de quartier à Montgeron ou  Yerres par exemple montre qu'il y a une réelle demande de la part des administrés.

A Draveil, le "système" de communication entre la ville et les administrés est fait de Grégoire B, d'interviews du maire par le "journaliste" de Vivre à Draveil, de réunions d'appartements où Monsieur le Maire s'applique à séduire un public captif et impressionné. C'est un systême à visée unique: la  promotion du Grand Homme.
Le systême est efficace pour la dite promotion...mais, et c'est là que c'est gênant: totalement inopérant lorsqu'il s'agit d'assurer la réussite d'un projet de long terme, tendu par des considérations relevant du commercial et de l'aménagement du territoire.

Saluons donc la bonne nouvelle. Mais exigeons de Monsieur le Maire qu'il ne génère pas de retards ou de ratés par un trop grand amour des  habitudes confortables. Invitons Monsieur le Maire à instaurer dès maintenant les réunions de quartiers, outil nécessaire pour la réussite des projets d'aménagement de la ville.

Pas seulement dans le domaine des infrastructures numériques. Nous allons bientôt reparler des gros programmes immobiliers de la ville, à Champrosay notamment. De ce côté-là, "des choses se passent". 

Mais encore une fois...Monsieur le Maire a complètement oublié de vous en parler.

(cet article vous est comme d'habitude proposé en version enrichie de commentaires et d'informations, en cliquant ici)

Mais qui est Grégoire B ? (Article de Noël !)

Bonjour! Dans le tout nouveau numéro de Vivre à Draveil, vous pouvez trouver une interview de Grégoire B. à la mine si sympathique.

Grégoire nous dit à quel point il trouve la politique culturelle de la mairie géniale, et l'interview se termine par un magnifique "Merci d'avoir répondu à nos questions. Nous vous souhaitons une excellente saison théâtrale !"
 

Mais, par Toutatis, qui est donc Grégoire B ?

Hé bien...Grégoire B n'existe pas. C'est une photo commerciale que les entreprises peuvent acheter sur une banque de photos (shutterstock) pour illustrer leurs publicités.

Voilà. Ce n'est pas bien grave, mais cette bien pitre histoire a tout de même une morale, maintes fois vérifiée: à la mairie de Draveil, ils nous prennent vraiment pour des cons. 

Bonnes fêtes, et à bientôt pour de nouveaux articles de La Revue du Sanglier !


"Allô Docteur?", deuxième épisode. Un article pour vous expliquer ce qu'est en clair une "maison médicale".

Bonjour! Voici le deuxième épisode de la (formidable) série que vous propose La Revue du Sanglier. Sujet:l'offre de santé à Draveil et les maisons médicales.

Dans le premier épisode (ICI),  nous constations que si Draveil n'est pas encore un "désert médical" et reste dotée d'un certain nombre de spécialistes, des problèmes  apparaissent  lorsqu'il s'agit de trouver un médecin généraliste, un kiné, un pédiatre. Des problèmes qui vont s'accroître et qu'il serait bon d'anticiper.

Pour des raisons d'ordre national qui ne seront pas détaillées ici (numerus clausus, orientations des jeunes professionnels de santé vers les spécialités...) les communes entrent aujourd'hui dans une véritable  compétition des territoires pour attirer les médecins généralistes. 
Les communes du voisinage s'en préoccupent activement. Question:  Draveil sera-t-elle dans la course ?

Selon la méthode de travail familière aux lecteurs de la Revue, nous commencerons par le commencement: de quoi c'est-y-qu'on cause exactement ? Ensuite, nous prendrons appui sur ce qui est fait dans les villes du voisinage et tâcherons d'en tirer quelques enseignements. Nous croiserons ces informations locales avec les évolutions législatives récentes pour au final  poser quelques pistes de travail et de réflexion sur le point le plus difficile: le financement et l'immobilier.

Pour anticiper la pénurie médicale nombre de communes s'intéressent  à une nouvelle forme de pratique médicale et d'aménagement du territoire: les "maisons". Ce nouveau mode d'organisation a d'abord été conçu pour les territoires ruraux où la pénurie est criarde, mais il infuse aujourd'hui dans les territoires de banlieue, et c'est bien pour ça qu'on l'évoque ici.

Qu'est-ce donc ?

En résumé, une maison médicale doit réunir plusieurs compétences (un ou plusieurs médecins généralistes, un cabinet infirmier, souvent un kiné...) dans un lieu commun, mais cette réunion n'est pas seulement une cohabitation: c'est un travail en réseau  pour une prise en charge mieux intégrée du patient, avec un partage d'informations entre praticiens. C'est donc, pour le patient comme pour les professionnels une véritable révolution de la pratique et de la prise en charge. 
Pour les professionnels, une source d'économies sur le long terme -en gestion, en secrétariat- et peut-être aussi une nouvelle motivation  plus stimulante que le travail solitaire en cabinet pour les jeunes qui s'engagent dans la profession. 
Pour les patients, une prise en charge plus globale de leur pathologie. C'est une évolution particulièrement intéressante de la médecine occidentale: soigner par le médicament certes, mais aussi prévenir la maladie, soigner les comportements qui ont conduit à la maladie, mettre en oeuvre une approche globale pour apporter une  solution globale, tout en restant dans les canons de la médecine scientifique.

La maison médicale s'appuie sur une charte. Cette charte définit les valeurs opérationnelles de l'équipe médicale. En ce qui nous concerne en tant que contribuables, elle est une condition pour avoir accès à des financements extra-communaux. Points principaux de la charte:

-la continuité des soins (on suit le patient sur le long terme grâce un dossier  médical interdisciplinaire)

-la permanence des soins (horaires d'ouverture aussi larges que possible, au moins 10 heures par jour en semaine)

-l'accessibilité  (modération du prix des consultations, mise en relation  avec les organismes sociaux, multiplication des possiblités d'accès: avec ou sans rdv, visites à domicile, gardes...)

-l'intégration: outre les soins curatifs, la maison médicale s'associe aux campagnes de santé publique (prévention, éducation, campagnes de dépistage etc...). Ce point est particulièrement important pour obtenir des financements.

La maison médicale est donc un "outil" de conception assez récente qui peut apporter un véritable bénéfice aux patients et  aux collectivités qui les accueillent. C'est aussi pour les professionnels de santé un véritable challenge, car la pratique en maison conduit les praticiens à une véritable révolution dans leurs méthodes de travail: un travail d'équipe, une conception globale de la souffrance du patient..
Du côté des professionnels de santé, l'ensemble de la littérature médicale insiste sur le fait que le regroupement n'a rien d'anodin et qu'il est important que l'équipe en formation définisse un projet cohérent dans tous ses aspects: motivation pour travailler ensemble, immobilier, projet médical construit sur un diagnostic territorial précis. Dans La revue du Sanglier, on n''évoquera pas les questionnements techniques et managériaux des professionnels mais l'on retiendra clairement  ces mots émanant de l'association des médecins libéraux d'Ile de France.


L'indispensable soutien actif de la collectivité donc. Nous illustrerons ce point avec ce qui a été fait à Soisy-sur-Seine, une commune qui montre encore une fois qu'elle sait  mener correctement de A à Z ses projets. Mais aujourd'hui dans cet épisode 2, restons dans la généralité: 

Voici-résumées au maximum-les principales étapes dans un projet de création de maison médicale. Je vous remercie de jeter un oeil sur ce schéma simplifié car dans les prochains articles nous rentrerons dans le concret en évoquant les projets mis en oeuvre en Essonne. Ils sont nombreux, à Soisy, à Juvisy, à Corbeil, à Ris Orangis, une trentaine de communes dans le département Ils rencontrent des succès et parfois des difficultés, le très simple organigramme que je vous propose ici vous permettra de bien comprendre de quoi qu'on cause.


On arrête là, c'est déjà pas mal.
Dans les épisodes 3 et 4 de la série "Allô Docteur ?", nous examinerons les besoins de santé dans le bassin de vie de Draveil (le diagnostic), et nous nous baladerons du côté de Soisy, de Juvisy, de Ris Orangis et bien d'autres communes du coin pour voir ce qui s'y fait ou ce qui s'y prépare.



Intercommunalité: le Pétage de Plombs Permanent.

Bonjour! Cet article vous propose de faire le point sur la première saison du dossier Fusion des intercommunalités à Draveil: la phase de l'Impréparation .

Constat: la ville de Draveil s'est prise une dérouillée bien pire que l'équipe de Rugby devant la Nouvelle-Zélande. Même impréparation, même match où Draveil a plus ressemblé au ballon qu'à un joueur de l'équipe de France. Même nécessité de remettre en cause le mode de fonctionnement de l'équipe. De l'entraineur aussi, peut-être...
Par tous les Dieux (du Stade)...comment en sommes-nous arrivés là ? Surtout, comment pouvons-nous éviter qu'à l'avenir la ville se retrouve systématiquement comme un lapin dans la lumière des phares sur tous les dossiers de fonds ?

Comme souvent sur les sujets "lourds", La Revue du Sanglier vous propose une sorte de résumé (?) et vous invite à découvrir l'article en entier. L'article reprend l'ensemble avec une approche plus élaborée- parfois plus nuancée...-  sur le bilan municipal.

Pas plus de préambule: au boulot!

En septembre, la mairie de Draveil vous a convié à un Grand Referendum censé "vous demander votre avis". On vous affirmait que votre vote serait "crucial" et servirait ensuite à appuyer les (forcément) trés fortes propositions de la municipalité.
Dans les faits, ce referendum m'a jamais servi à rien, si ce n'est  à faire financer par les derniers publics une opération de promotion personnelle. La commune de Draveil a été  la seule commune de France à organiser ce genre d'initiative bruyante, inutile, onéreuse.

Tout s'est joué ailleurs: à la CRCI, Commission Régionale de Coopération Intercommunale - vaste assemblée regroupant le Préfet de Région et nombre d'élus locaux d'Ile de France. Monsieur le Maire était censé y défendre les intérêts de la ville.
Après avoir brillé par son absence pendant toute l'année 2014, Monsieur le Maire se présente en février 2015 avec 4 amendements si mal préparés que.de lui-même il les retire avant qu'ils soient soumis au vote. En face, des élus - de Jusy, de Boussy, de Yerres qui arrivent à forger et à faire voter une proposition conjointe.
Le temps passe...l'automne arrive et à Draveil, les banderoles et les promesses fleurissent. Les techniques habituelles de la communication locale, très MOI JE ("MON combat pour Draveil", "JE écris au Premier Ministre...) jouent à plein.
Mais la réalité est là, et elle ne ressemble pas le moins du monde à ce que l'On vous vend à Draveil. Le 19 octobre 2015, la CRCI se réunit pour la dernière fois. Monsieur le Maire, rendons-lui cette grâce réussit à arracher un vote négatif de la Commission mais...le vote n'était que consultatif. Surtout, toujours aussi isolé et n'ayant toujours aucune proposition alternative à proposer...le vote ne change rien. Extrait du communiqué de la CRCI:
Bilan final:
Question: comment en sommes-nous arrivés là ?

Il existe à cela une réponse objective et quantifiable: depuis 20 ans la ville de Draveil-considérée comme un fief personnel (voire le "garde-manger" d'ambitions poliques nationales...) vit en circuit fermé et préfère "bricoler dans son coin" plutôt que de construire des partenariats avec les villes du voisinage. Elle n'a pas su adapter ses méthodes de travail aux nécessités modernes: produire un service public de meilleure qualité tout en rationalisant la dépense publique. Ces dossiers sont régulièrement évoqués dans La Revue du Sanglier: fibre optique, réseaux de médiathèques, transports en commun...des sujets de réseaux qui ne peuvent se concevoir à l'échelle d'une petite commune.
Sans vouloir dire que "Draveil serait tout noir et les autres tout blanc", on note clairement qu'un grand nombre d'élus du voisinage ont fait dans ce domaine -le travailler-ensemble- des efforts qui ne sont pas même à l'état d'ébauche à Draveil

Il y a là une relation de cause à effet qui vaut dans le monde politique comme dans toute entreprise, la vôtre aussi certainement: la culture du partenariat, la capacité à construire des choses en commun, ce ne sont pas des choses que l'on improvise dans l'urgence parce qu'une réforme institutionnelle nous y contraint. Draveil n'a jamais eu aucun partenaire dans la réalisation de ses projets. Avec tout le respect et la compassion que m'inspirent les parents d'enfants malades, je souhaite résumer la situation avec un mot qui la décrit bien: l'autisme.

Malheureusement, cette base délétère est envenimée par un problème récurrent: le comportement de Monsieur Georges Tron envers les élus du voisinage. Ils ont été évoqués une fois pour toutes dans cet article: Monsieur le Maire insulte tout le monde.
Une fois pour toutes ? Malheureusement non. Ça continue de plus belle. Et ça va devenir un problème dans la nouvelle agglomération, où Draveil représentera 10% des votes et pas plus : 

tous les élus que Monsieur Tron insulte gratuitement (par dépit), tous les gens qu'il essaie de "dézinguer" depuis toujours sont aujourd'hui les maires du voisinage, les partenaires obligés de la ville de Draveil. Ils sont aussi - ça n'arrange pas - député de la circonscription, président de la communauté d'agglomération, président du conseil départemental....Monsieur le Maire a réussi à réunir tous ces gens contre Lui.
Et tant que Monsieur Tron sera représentant de la ville de Draveil, contre Lui cela signifie souvent...contre nous.

Il y a donc aujourd'hui 2 sujets de fonds à travailler:

Moderniser les pratiques professionnelles, en apprenant à travailler en équipe. 

Adopter un comportement digne et constructif avec les partenaires de la ville.

Monsieur Georges Tron a bientôt soixante ans, et trente ans de pratiques politiques. Nous ne devrions pas avoir à évoquer de tels sujets. Malheureusement, le Pétage de Plombs Permanent contraint les Draveillois les plus raisonnables et les plus modérés  à évaluer la capacité professionnelle et les comportements de notre premier magistrat. Et à s'en inquiéter.


Mieux comprendre en lisant l'article en détail, ICI:


Allô Docteur ? L'offre de soins à Draveil, chapitre 1.

Chacun a pu constater que Draveil est une ville qui offre une variété assez appréciable de spécialités médicales, mais que l'on y rencontre des difficultés croissantes à trouver un médecin généraliste.

Qu'en est-il exactement ?

Pour déterminer les besoins présents et futurs, l'Agence Régionale de Santé classe les communes dans  deux listes.  La première est  celle des communes " déficitaires", là où dès aujourd'hui on constate  une offre de soins insuffisante. En Essonne, cela correspond en gros aux myriades de "petits bleds" qui parsèment le sud rural du département. Ces communes classées "déficitaires" peuvent bénéficier d'aides à l'installation de médecins que vous pouvez découvrir  ICI  si le sujet vous intéresse.

Draveil est dans la deuxième liste, celle des communes dites "fragiles". 

Définition: " communes susceptibles de voir l’offre de soins se dégrader et éventuellement évoluer vers le classement “déficitaire”. Ce sujet est préoccupant, car dans la liste des communes dites "fragiles" nous retrouvons non seulement Draveil mais aussi presque toutes les communes du voisinage:
source: Agence Régionale de Santé IDF

En détail pour notre ville et le périmètre immédiat: d'ici dix ans, plus de la moitié des médecins généralistes - 56%- vont partir en retraite. Et 40% des dentistes.
MG=Medecin Generaliste, MK=Masseur Kiné. Source: contrat de ville 2015/2020 CASVS.
A Draveil ,les médecins vieillissent... les patients aussi. Un vrai boum des plus de 60 ans,  population qui-je ne vous fais un dessin - est en plus grande demande de suivi médical.

A ce stade de l'article, normalement, je vous ai convaincu que ce sujet est important et si vous un êtes lecteur régulier de La Revue du Sanglier, vous savez comment ce sujet risque d'être traité à Draveil. Comme pour l'internet, rien pendant dix ans, et subitement en 2025  "une prise de conscience" trois mois avant les élections. Un référendum peut-être ?

Sans doute est-il nécessaire de procéder autrement, d'autres élus le font en ce moment même en Essonne. Dans l'épisode 2 de la formidable série "Allô" docteur?"  je vous parlerai de l'opportunité de créer une maison médicale pluri-professionnelle à Draveil (quels services quel financement, quel lieu?). Soucieux de toujours resté ancré dans le concret, j'évoquerai en détail le projet (conçu en 2012, aujourd'hui finalisé) de maison médicale à Soisy-sur-Seine, ainsi que celui programmé à Juvisy sur Orge.

A suivre, donc.