financement des projets de la ville, première partie: la contraction d'un nouvel emprunt.


Bonjour! Après les deux premiers articles sur les projets de la ville (retrouvez-les à droite dans la rubrique "articles récents") , il faut maintenant évoquer le dur, le financement.
Pour financer ses projets, la ville va solliciter des ressources de l'agglo et du département mais surtout contracter un nouvel emprunt. Commençons si vous le voulez bien par ce dernier point.Comme toujours sur les sujets un peu techniques, je vous propose une première version très courte (très résumée ici) et un article complet ...que je vous invite vivement à lire !

Résumé de l'article:

La ville de Draveil va contracter un nouvel emprunt qui portera la dette totale de Draveil à 22M d'euros, soit une augmentation de +57% par rapport à 2014. Ce nouvel emprunt est un changement important dans la stratégie de la municipalité, qui pratique depuis des années une politique de bouts de ficelle avec des objectifs politiques: apparaître comme "le meilleur élève de la dette et de loin".
Cette stratégie, payante électoralement mais dommageable à la ville au regard des ses possibilités de remboursement (son potentiel financier) connaît donc aujourd'hui un coup d'arrêt.
Les ratios qui définissent la qualité d'une dette se trouvent considérablement modifiés par cette décision et rejoignent les moyennes nationale et régionale. Mais la dette absolue reste faible et ces ratios restent assez nettement en dessous des seuils d'alerte.

La contraction de cette nouvelle dette peut donc être considérée comme une mesure nécessaire et raisonnable, saluée sur ce blog de contribuable local.
Cependant, il faut craindre que Monsieur le Maire de Draveil s'abandonne (comme trop souvent...) au moindre effort et se contente de ces indicateurs raisonnables comme preuve de sa bonne gestion. A Draveil, beaucoup de pistes d'économies, de production de services à meilleur qualité/prix, de mutualisation, de production de richesse commerciale restent peu voire pas du tout exploitées. 

La gestion comptable est bien là et c'est un élément très positif, mais ...l'"huile de coude", l'ingénierie (la capacité à concevoir globalement un projet), la capacité à construire des partenariats restent une immense  défaillance de la municipalité, très en-deça de ce que nous sommes en droit d'attendre d'un élu local en 2016.

Si ces sujets vous intéressent, je vous invite à lire l'article complet qui aborde sérieusement (mais dans la bonne humeur!) la question de la dette à Draveil.

Réunion du 20 juin, seconde partie:le contexte financier expliqué et commenté.

Bonjour. Dans le premier article consacré à la réunion publique du 20 juin 2016, je vous proposais de découvrir et de commenter les projets de travaux de la municipalité.
Maintenant, nous allons parler de sous: dans quel contexte financier vont s'élaborer ces projets  ? Présentation des chiffres et rectification de quelques "erreurs" et "oublis" de la communication municipale.

Je vous propose ici (en rouge) une version courte. Si vous êtes disposé(e) à lire quelques chiffres et quelques explications plus approfondies (à peu près 8 minutes de lecture), je vous invite à sauter directement à l'article complet en cliquant sur "lire la suite".

1) au cours de la réunion publique du 20 Juin, Monsieur le Maire a présenté les dotations de l'Etat, "en baisse de 1.4 million d'euros" par rapport à 2012. Ce chiffre ne représente pas la réalité des dotations car si Draveil connaît comme toutes les villes de France une baisse très nette de la dotation forfaitaire, celle qu'on donne à toutes les communes en fonction de la population et de la superficie, elle bénéficie également d'un "boost" substantiel lié une évolution de la péréquation décidée par le législateur en 2012. Le déficit par rapport à 2012 est en fait de l'ordre de 700 000 euros
Si les notions de "dotation forfataire" et de "péréquation" vous sont peu familières lisez l'article tout est expliqué simplement.

On note donc que, lors de réunions publiques censées prodiguer une information sérieuse aux contribuables locaux, Monsieur le Maire délivre en fait des messages politiques qui le conduisent à de substantiels écarts -du simple au double - avec la réalité.

2) Monsieur le Maire explique les premières conséquences financières identifiables de la fusion entre le Val d'Yerres (la CAVY) et nos communes (la CASVS).
La dette va très nettement évoluer en notre défaveur passant de 101 à 350 euros par habitant pour les membres de la CASVS et de 560 à 350 pour les membres de la CAVY.

Les taux d'imposition devront s'harmoniser progressivement, sur une période de 12 ans. Monsieur le Maire prétend que c'est là son travail personnel, c'est en fait une disposition de la loi de finances 2015 qui permet ce lissage des taux dans notre collectivité. Monsieur Georges Tron essaie de s'attribuer les mérites d'un travail réalisé par les députés aujourd'hui en poste, notamment celui de la 9ème circonscription de l'Essonne et aussi maire de Boussy, Romain Colas. Une habitude chez Monsieur le Maire qui s'était aussi attribué le classement de la forêt de Sénart...décidé 4 ans avant son arrivée à Draveil.

Pour les entreprises, les taux dans la CASVS et la CAVY sont déjà très semblables, mais l'impact pourrait tout de même être fort pour les petits commerces qui constituent l'essentiel du tissu d'activités sur notre territoire. En effet, les petites entreprises ne paient pas l'impôt professionnel "normal" (la CFE) basé sur la valeur locative des biens mais une cotisation minimale construite sur le chiffre d'affaires. Les cotisations minimales votées aujourd'hui dans la CASVS et la CAVY sont très différentes, et sous réserve de vérifications ultérieures les propos tenus sur ce sujet par le maire de Draveil semblent à priori dignes d'attention.

Lors de son allocution, Monsieur le Maire a consacré beaucoup de temps et d'énergie à expliquer que "l'agglo, c'est pas sa faute", comme il l'a fait jusqu'à présent dans tous les media municipaux. Ces envolées le conduisent à systématiquement oblitérer sa part de responsabilité personnelle dans la situation que connaît aujourd'hui la collectivité.
Cette responsabilité est loin d'être négligeable: président de la communauté d'agglomération pendant 12 ans, il a fait de notre collectivité l'une des plus isolées, l'une des moins bien intégrées de l'Essonne. 
Absence de projet (remarquée par la Cour des Comptes en 2011) en interne, absentéisme marqué dans toutes les instances externes où l'agglomération devait nous représenter, pratiques politiques personnelles très contestables, en 20 ans Monsieur Georges Tron a complètement isolé la ville de tous ses partenaires potentiels.
A la Commission Régionale de Coopération Intercommunale, là où il était censé trouver des alliés pour défendre nos intérêts, il s'est présenté sans aucun travail préparatoire, isolé, avec 4 amendements tellement sérieux...qu'il les a retirés de lui-même avant le vote pour s'éviter une très prévisible humiliation.
Les élus de Juvisy et d'Athis Mons ont su faire évoluer nettement le projet qui leur était destiné. Monsieur le Maire quant à lui...n'a au final présenté aucun projet pour Draveil, se contentant d'une onéreuse et inutile communication à destination des électeurs locaux (le référendum, les recours devant le conseil d'Etat ...toutes choses dont l'issue était connue avant même qu'elles ne soient organisées)

S'il ne s'agit guère de chercher des boucs émissaires sur ces dossiers institutionnels complexes mettant en jeu de très nombreux acteurs, il faut cependant faire à Draveil le bilan de 20 ans de cumul des mandats et des fonctions politiques dans le département. C'est un bilan cruel: une collectivité isolée et trop faible pour défendre ses intérêts. Un représentant déjà peu crédible en tant qu'acteur institutionnel dans le département et bien sûr...fragilisé par les sordides affaires judiciaires que nous connaissons. Une stratégie désastreuse qui, loin d'amorcer une quelconque "ouverture" a considérablement affaibli nos positions

Ce constat étant fait et désormais irréversible il faut accepter la situation et prêter aujourd'hui attention aux manoeuvres du maire de Draveil à l'agglomération, dans ses efforts pour atténuer les dégâts financiers. Un sujet qui sera évoqué à l'automne.
Prêter attention, oui, peut-être même parfois sur certains points le rejoindre. Mais écouter sans broncher le discours selon lequel il aurait "bien défendu les intérêts de Draveil" et que tout naturellement nous devrions nous rallier à son panache pas très blanc : c'est tout simplement inacceptable. On ne félicite pas le maçon qui vient colmater les fissures après avoir construit de si mauvaises fondations.

Prochain article, dans la dernière semaine de Juillet: comment la commune va-t-elle financer ses projets sur les deux prochaines années ?

Grands projets, ZAC Centre-Ville, enjeux financiers, investiture de Monsieur Georges Tron aux législatives. La Revue du Sanglier reprend du service.

Bonjour! Après quelques mois d'absence, je vous propose d'aborder en premier lieu la réunion publique du 20 Juin 2016 au théâtre Donald Cardwell. Monsieur le Maire nous y réunissait pour y parler des "grands projets de la ville". Vous pouvez lire si vous en êtes d'humeur  une première réaction "à chaud" sur la page Facebook de La Revue du Sanglier , sorte de petite chronique d'ambiance rédigée tout de suite après la réunion.

Dans ce premier article, les  projets de travaux. Viendront ensuite le contexte financier, la ZAC Centre-Ville et les inondations. Que Monsieur le Maire m'excuse: je propose ici un projet global...qui le conduirait à quitter le château de Villiers. Je sens que l'amour qu'il me porte va encore monter d'un cran. Allez, au boulot !

PREMIERE PARTIE:l' exposé commenté des travaux programmés par la municipalité.

Je vous propose une synthèse des travaux qui font déjà l'objet d'une estimation financière:


100 000 euros également pour le centre de loisirs. Il existe d'autres travaux à l'état de projet ou de "réflexion" (travaux du théâtre Donald Cardwell, du pavillon Brandt, de l'ancienne mairie, rénovation d'une dizaine de rues, éclairage public), sur ces sujets le document produit par la mairie est satisfaisant et je vous invite à le consulter sur le site de la ville, ICI.

Sur la liste de projets présents par la mairie, 4 points principaux à commenter : le financement de l'école Jean Jaurès (il le sera dans l'article consacré aux financements des opérations)  , la ZAC Centre-Ville qui sera l'objet d'un article spécifique, la Cour Chapuis.et la je cite"réhabilitation complète de la maison Brandt"
(extrait du powerpoint de la réunion organisée par la mairie )

Sur la maison Brandt: je crois utile de vous rappeler un article de La Revue du Sanglier, qui vous narre par le détail l'abandon complet de ce bâtiment pendant 20 ans. Les deux tiers des Draveillois étant de petits propriétaires, je ne leur ferai pas l'insulte de leur expliquer ce qui se passe lorsque l'on n'entretient jamais son patrimoine et que, contraint par l'effondrement des sols et des toits, on n'a plus d'autre choix que d'engager les dépenses. Ça coûte dix fois plus cher, surtout lorsque l'on doit travailler sur des bâtiments historiques. Petite video d'état des lieux :


De quoi méditer sur ce que pourrait être une vraie "bonne gestion de la ville de Draveil": un entretien régulier des bâtiments, surtout ceux du patrimoine...plutôt que 20 ans de négligences et ensuite de ruineuses réhabilitations.

Sur la salle Chapuis : des travaux sont prévus à côté de l'ancienne mairie, ici (illustration mairie)

Vous avez pu constater que le square devant l'ancienne mairie  a été refait cette année...que les toits des bâtiments de la cour Chapuis aussi....Et Monsieur le Maire nous annonce ici que la salle Chapuis laissée elle aussi en déshérence pendant 20 ans va être détruite et que l'on va aménager un "espace paysager, un petit collectif et des commerces en rez-de-chaussée".

Très bien. Mais malheureusement, on peine à trouver dans cette  panoplie de travaux une stratégie globale d'aménagement de la ville. La réflexion que je vous propose ici est construite en répondant à cette question de fond:


quels services municipaux doivent rester en centre-ville et 
quels autres peuvent être délocalisés ?

Voici la situation actuelle: l'ancienne mairie accueille le centre administratif, la salle Chapuis (accueillait) Draveil Sécurité, la Cour Chapuis d'autres services comme les services techniques, l'urbanisme ou l'action sociale. Le château de Villiers accueille le cabinet du maire et ses "espaces privés". Enfin, tout ce qui concerne la communauté d'agglomération est géré depuis les locaux du 6 avenue Henri Barbusse, entre Danton et Champrosay.
La logique que je vous propose ici conduirait à maintenir au centre-ville les services qui accueillent du public (état-civil, social, enfance..) et à délocaliser dans les locaux de l'agglo  qui ne serviront bientôt plus à rien tout ce qui n'en accueille pas ou peu: services techniques, archives,  marchés publics, cabinet du maire...

Cette réorganisation permettrait en tout premier lieu de "libérer" la Cour Chapuis: cet espace remarquable est idéal pour accueillir des petits commerces de qualité (prêt-à-porter, bar à tapas...)  ceci tout près des parkings et  la future zone de chalandise de la ZAC Centre-Ville.

Sur la question des commerces, il y a quelques petites choses à dire: plus il y en a, mieux c'est. Cette évidence (?) se retrouve dans les études commerciales qui montrent que pour le cas qui nous concerne (petits commerces en centre-ville moyenne), le chiffres d'affaires des commerçants est directement lié à la densité de commerces. C'est pour ça qu'il est très difficile de maintenir plusieurs pôles commerciaux dans les petites communes, c'est pour ça qu'il faut maximiser l'offre commerciale en centre-ville.
Et c'est aussi pour ça ...qu'il faudra assez nettement questionner Monsieur le Maire sur le retard de 5 ans de la ZAC Centre-Ville et les annonces qu'il a faites concernant le projet Champrosay ("il y a aura 7 commerces"soit l'équivalent du pôle Danton dans une impasse en forêt....tous les commerçants à qui j'en ai parlé se sont esclaffés). Aujourd'hui, tout ce qui a été dit sur ces sujets n'est objectivement pas crédible.

La délocalisation bien pensée de certains services municipaux pourrait permettre non seulement d'animer commercialement la cour Chapuis, mais aussi de maintenir le projet de petits commerces présenté par la mairie sur le site de la salle Chapuis.
Je n'ai pas les moyens (et cela me fait mal aux fesses) de quantifier exactement tout cela  mais..c'est là je crois un sujet qui mérite une attention soutenue et des études prospectives sérieuses.

L'aménagement de la cour Chapuis peut être aussi envisagé sous un angle différent,  au regard des mêmes atouts:cour piétonnière, proximité des commerces transports et parkings, centralité., Avec des aménagements adaptés pour accueillir les différentes spécialités et les facilités de transfert de données bientôt offertes par la fibre optique, la cour Chapuis pourrait accueillir une maison médicale.
Une maison médicale dédiée au grand public en général, mais peut-être aussi plus spécifiquement aux seniors, dont le lieu de rendez-vous favori est le cercle Guegan, très proche. Cette proximité géographique pourrait se traduire par des programmes municipaux conduisant (gentillement, très gentillement...) nos aînés des activités ludiques de Guegan vers les actions de prévention et de diagnostic qui font partie des missions bien déterminées de toute maison médicale. C'est là l'occasion de suivre des personnes en vieillissement qui parfois rechignent à admettre la nécessité d'un suivi médical, ceci jusqu'à ce que la nature leur rappelle, parfois très tard, cette triste nécessité.

Voici un sujet (la maison médicale) déjà ébauché dans La Revue, et qui va être très nettement approfondi dans les mois qui viennent. Notons simplement aujourd'hui que La Cour Chapuis est un grand atout pour la ville, cet atout n'est absolument pas valorisé.

La réorganisation proposée ici permettrait également de "recommunaliser"  le Château de Villiers (à lire pour mémoire "l'annexion du chateau de Villiers racontée par un témoin direct"). Ce patrimoine immobilier remarquable, associé au parc attenant et proche du conservatoire pourrait être le coeur d'un "quartier culturel et associatif" trés qualitatif, proche des niveaux affichés par exemple par la maison Caillebotte à Yerres, valorisant pour l'image de la ville et porteurs de synergies entre les membres de la société civile Draveilloise (associatifs, artistes...). Ceci au  bénéfice de tous les Draveillois, qu'ils soient amateurs de spectacles, d'expositions ou de sorties familiales.

Elle aurait aussi l'avantage de régler une fois pour toutes les conditions d'accueil des associations Draveilloises, indéfiniment ballotées entre le 75 boulevard général de Gaulle et divers autres lieux provisoires ou décatis dans la ville, et de favoriser l'accès au parc du Château pour des manifestations variées: expositions, cinéma de plein air (si la pelouse le supporte) ...petite salle semi-ouverte et sécurisée anti-feu pour les barbecues ? Il paraît que les Draveillois le demandent !

Il serait également possible de repenser dans ce périmètre la bibliothèque municipale. Sur ce point  La Revue du Sanglier n'a jamais proné la construction d'onéreux batîments en marbre et en verre. L'essentiel est d'avoir une salle de lecture agréable et l'accès au plus vaste fond documentaire possible, celui de toutes les villes de l'agglomération. Ce sujet a été très largement évoqué ICI.
En résumé:


 


 

Ce projet crée trois pôles dans la ville,Trois pôles distincts, pourvus de leurs qualités intrinséques mais pas isolés les uns des autres.
D'un point de vue financier, il est très proche de celui présenté par la mairie sur la période 2016/2017: ce sont essentiellement des travaux d'aménagement et des réorganisations structurelles, pas de grosses constructions. Les locaux de la CASVS sont déjà configurés pour accueillir des activités administratives et sont déjà près à accueillir le cabinet du maire et les services de la mairie. Les propositions formulées ici, de la réorganisation de la bibliothèque au déménagement des services n'impliquent que des dépenses  modiques.

Voilà pour "le projet Sanglier". On continue et on termine ? OK.

Pour bien comprendre ces sujets (les projets de travaux) , il faut aussi savoir à titre d'information générale que  beaucoup des travaux évoqués lors de la réunion publique ne dépendent plus, ou plus entièrement de la ville, mais de la nouvelle communauté d'agglomération présidée par Monsieur Dupoint-Aignan. Exemples:

 (conseil communautaire du 11 avril 2016)

Il est donc,-très concrètement- important pour nos travaux et projets à Draveil que la nouvelle collectivité arrive le plus rapidement possible à un équilibre institutionnel, pour éviter  les blocages tels que celui du 27 juin 2016 puis du 30.

(lire ici l'article rédigé par les élus du MRC de Montgeron, ainsi que la lettre écrite par les maires de Draveil, Montgeron, Vigneux à Nicolas Dupont-Aignan)


Terminons en soulignant que tous les travaux évoqués ici font l'objet d'une information à posteriori, les habitants n'en ont connaissance qu'une fois les décisions actées.Ce mode de fonctionnement péremptoire est devenu l'exception en Essonne, toutes les villes moyennes organisent désormais des réunions de quartier pour annoncer leurs projets. Je prends ici l'exemple de Yerres, juste pour casser les pieds de Monsieur Georges Tron. L'écrasante majorité des villes fonctionne désormais de la même manière.

Pour rappel, voici la carte des villes moyennes du Nord de l'Essonne qui organisent des réunions de quartier: TOUTES sauf Draveil et Vigneux. Cette situation contraire aux intérêts des Draveillois commence à devenir vraiment ridicule.



Je crois que c'en est assez pour aujourd'hui. Prochain article : quel contexte financier pour la ville. Un gros sujet, là aussi.


La fibre optique, finally ?

La mairie de Draveil vient d'annoncer le déploiement de la fibre optique sur la commune et ce modeste blog salue bien naturellement cette excellente nouvelle.
Cependant, vous savez que La Revue du Sanglier n'est pas un blog spécifiquement dédié aux nouvelles technologies et que  si ce dossier a fait l'objet de très nombreux articles, il est comme les autres  traité dans le cadre plus général de l'analyse globale du management de la municipalité.

Dans ce référentiel, la bonne nouvelle vit tout autant mais doit être sérieusement amendée. En effet, on ne peut oublier qu'il y a un an, la municipalité a investi -sur fonds propres, sans aucune subvention - 700 000 euros pour des PRM. Amélioration de la technologie existante, l'ADSL.

700 000 euros- une somme énorme pour Draveil- dans une aberration technologique et pour équiper seulement 1800 foyers sur 13 000. Le tout sur fond  de fortes préoccupations électorales personnelles ...

Je n'ai pas d'exemple de ville ayant procédé ainsi. 

A cela, il faut ajouter qu'aujourd'hui, la mairie de Draveil n'est toujours pas organisée pour assurer la réussite de projets de ce type. L'analyse des projets Très Haut Débit dans les villes moyennes montre qu'il y a pas de "ruée vers la fibre" quand les villes deviennent éligibles. C'est une progression graduelle des abonnements et  la collectivité a un rôle essentiel dans la réussite du projet. 
Dans ces villes, les réunions de quartier jouent un rôle essentiel pour promouvoir le projet et pour créer l'émulation. La lecture des compte-rendus de réunions de quartier à Montgeron ou  Yerres par exemple montre qu'il y a une réelle demande de la part des administrés.

A Draveil, le "système" de communication entre la ville et les administrés est fait de Grégoire B, d'interviews du maire par le "journaliste" de Vivre à Draveil, de réunions d'appartements où Monsieur le Maire s'applique à séduire un public captif et impressionné. C'est un systême à visée unique: la  promotion du Grand Homme.
Le systême est efficace pour la dite promotion...mais, et c'est là que c'est gênant: totalement inopérant lorsqu'il s'agit d'assurer la réussite d'un projet de long terme, tendu par des considérations relevant du commercial et de l'aménagement du territoire.

Saluons donc la bonne nouvelle. Mais exigeons de Monsieur le Maire qu'il ne génère pas de retards ou de ratés par un trop grand amour des  habitudes confortables. Invitons Monsieur le Maire à instaurer dès maintenant les réunions de quartiers, outil nécessaire pour la réussite des projets d'aménagement de la ville.

Pas seulement dans le domaine des infrastructures numériques. Nous allons bientôt reparler des gros programmes immobiliers de la ville, à Champrosay notamment. De ce côté-là, "des choses se passent". 

Mais encore une fois...Monsieur le Maire a complètement oublié de vous en parler.

(cet article vous est comme d'habitude proposé en version enrichie de commentaires et d'informations, en cliquant ici)

Mais qui est Grégoire B ? (Article de Noël !)

Bonjour! Dans le tout nouveau numéro de Vivre à Draveil, vous pouvez trouver une interview de Grégoire B. à la mine si sympathique.

Grégoire nous dit à quel point il trouve la politique culturelle de la mairie géniale, et l'interview se termine par un magnifique "Merci d'avoir répondu à nos questions. Nous vous souhaitons une excellente saison théâtrale !"
 

Mais, par Toutatis, qui est donc Grégoire B ?

Hé bien...Grégoire B n'existe pas. C'est une photo commerciale que les entreprises peuvent acheter sur une banque de photos (shutterstock) pour illustrer leurs publicités.

Voilà. Ce n'est pas bien grave, mais cette bien pitre histoire a tout de même une morale, maintes fois vérifiée: à la mairie de Draveil, ils nous prennent vraiment pour des cons. 

Bonnes fêtes, et à bientôt pour de nouveaux articles de La Revue du Sanglier !