Cinquante nuances de Draveil.

Chronologie des dernières 48 heures: un article politique -il n'yen a pas beaucoup dans La Revue- avec de trés trés belles photos de Monsieur Georges Tron publiées dans la presse. 

On y va pour le déroulé. Cliquez sur les images pour lire les articles. Dimanche soir: exultation."Ma plus belle victoire".

Et donc bien sûr:

Ce que Monsieur le Maire a oublié de dire à tous les braves gens qui ont voté pour lui sans trop savoir ce que sont ces élections, c'est qu'avec la nouvelle loi sur le non-cumul des mandats, un président de conseil général ne peut pas rester maire. Bref, Monsieur Tron veut nous quitter.

Un espoir de départ contrarié, les choses ne se passent pas comme prévu.

L'UMP et l'UDI organisent une primaire pour désigner leur candidat. Monsieur Tron exige un vote à main levée pour influencer le scrutin ("Mes ennemis je les tue", page 17 du réquisitoire du Procureur d'Evry...) mais la menace  ne passe plus. Vote à bulletin secret: 15 voix pour François Durovray, 12 pour Georges Tron.
Il y a "les affaires bien sûr, et il y a tout ce qui est dans cet article "Monsieur le Maire insulte tout le monde". 
Sans doute aussi une lassitude générale des élus, cette immense lassitude que l'on éprouve en observant le mode de fonctionnement de Monsieur Georges Tron; toujours des "stratégies personnelles", des "interventions " déplacées .jamais de travail en commun, jamais d'initiative positive et désintéressée...j'ai déjà décrit dans ce blog les conséquences délétères pour la ville de Draveil, "hors du coup" sur tous les projets importants (transports, haut débit, réseau de médiathèques etc...)

Mais revenons à la chronologie:

Monsieur le Maire accepte sa défaite... mais pas longtemps. Quelques heures plus tard - le temps d'échanger quelques mots avec Serge Dassault ? -, voilà:


A l'UMP échelon national, on n'est pas content:


Oui mais...comment peut-on être candidat contre son camp ? Pas le choix:

Ça c'est important : Monsieur le Maire sait depuis toujours l'importance d'être aux manettes lorsqu'il s'agit des investitures. Dès les années 90, le jeune protégé de la famille Balladur s'était fait bombarder "responsable des élections" au RPR, à l'UMP ensuite. Ça ne nous rajeunit pas.
Monsieur le Maire se faisait élire Président  face à des candidats de paille, ou tout simplement en "candidat unique élu par acclamations". 

Au titre de président de la fédération UMP de l'Essonne, Monsieur Georges Tron supervisait les investitures et donc désignait les candidats aux élections locales. Maire-conseiller général, un cumul de postes trés prisé par les élus qui n'ont que des ambitions locales. De quoi se faire des obligés tout en se gardant le meilleur....

Il "faisait naitre" aussi des candidatures dans les fiefs de ses ennemis jurés. Exemple de proximité: Jacques Vaudron, contre Serge Poinsot à Vigneux.

La position de "chef de l'UMP" en Essonne lui donnait aussi une respiration vers Paris et une couverture médiatique plus qu'appréciée: réception de leaders nationaux, commentaires de situations locales. Des "ouvertures" considérées comme essentielles par l'homme dont les ambitions nationales sont connues, et sont devenues extrêmement pressantes dans la seconde moitié des années 2000.

Après la perte de la présidence de l'agglomération...c'est donc un nouveau  cataclysme pour Monsieur Tron.

Pendant ce temps....

Activités de "business" privé, campagnes électorales (les siennes, celles de ses affiliés dans l'Essonne parce qu'il faut bien aller "soutenir" quand on veut être Président...), procés...vous imaginez à quel point ces activités sont chronophages.

Où Monsieur Georges Tron trouve-t-il le temps de mener des activités personnelles aussi échevelées ?

Hé bien....il le trouve sur notre dos.